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Loi travail

Mobilisation massive partout en France

vendredi 1er avril 2016 , 318 : visites , par Rémi

La journée du 31 mars pour le retrait de la loi travail a été un succès qui a même dépassé les attentes des syndicats organisateurs. 1 500 manifestants à Troyes, 200 à Bar-sur-Aube. De nouveaux appels à la mobilisation ont été lancés.
Au même moment où le Le Parisien ratiocinait dans son édition numérique, comparant la mobilisation des jeunes contre le CPE en 2006 et celles d’aujourd’hui pour le retrait de la loi travail, de nombreux jeunes, justement, convergeaient dès la fin de matinée vers la place de la Nation à Paris. En province, ainsi à Troyes, de nombreux lycées étaient bloqués et des amphithéâtres occupés. La mobilisation de la jeunesse et des salariés contre une loi « toxique » qui « n’est pas digne d’un gouvernement de gauche », selon le député frondeur Christian Paul, a donc été à la hauteur, non seulement des attentes des organisateurs, mais de l’enjeu.
Une colère sourde et accumulée
Les aménagements, sous la pression des premiers mouvements sociaux, suivis du ralliement de la CFDT, n’ont pas convaincu et 71% des Français persistent à rejeter un texte de loi écrit sous la dictée du Medef. Prévue pour consolider la reconfiguration de notre société selon les plans d’un libéralisme décomplexé, cette loi-clé de voute menace de faire s’écrouler l’édifice construit par F. Hollande depuis le début de son quinquennat de reniements. Le gouvernement se trouve en grande difficulté, il est allé trop loin dans la dislocation du Code du travail. Il a trop menti à faire croire que travailler plus et gagner moins était un bienfait pour les salariés, à prétendre que ses attaques contre les syndicats de travailleurs et que plus de facilités pour licencier, c’était défendre l’emploi. L’emploi, cet échec imprescriptible de la mandature, que le tripotage des chiffres et le “forçage” des chômeurs n’arrivent pas à maquiller. C’est une colère sourde et accumulée depuis 2012 qui a éclaté dans les 260 défilés aux quatre coins de France et les grèves dans de nombreux secteurs. Les médias acquis au pouvoir n’y ont vu que l’écume des « débordements », tournant la tête devant la lame de fond qui s’est mise en mouvement.
Nouvelle journée d’action le 9 avril
Contre vents et marées, le gouvernement affiche sa confiance et sa détermination, et les syndicats ont d’ores et déjà prévu une nouvelle journée d’action le samedi 9 avril. « Il est important d’avoir la semaine prochaine une forte mobilisation », estimait le porte-parole de Solidaires, dès avant le départ de la manifestation parisienne, information confirmée par Philippe Martinez, le leader de la CGT. « On est rentré dans un bras de fer », juge de son côté le secrétaire général de FO, Jean- Claude Mailly. Examiné par la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale du 4 au 8 avril prochain, le projet de loi ne devrait être débattu en plénière qu’à compter du début de mai. Malgré le choix de la procédure d’urgence par le gouvernement (un passage unique devant chaque chambre), le texte ne pourra vraisemblablement pas être voté avant début juillet. D’ici là, il reste trois mois au cours desquels la mobilisation peut tout faire basculer. Le front du refus, qui s’est exprimé et continuera de le faire massivement dans les jours et semaines qui viennent, peut obtenir le retrait. Rappelons, pour en revenir aux comparatifs chers au Parisien, qu’en 2006, l’article 8 de la loi sur le CPE, voté le 31 mars, avait été abrogé le 21 avril suivant. Forts du mouvement en construction, obligeons le premier ministre à comprendre que les jeux ne sont pas faits !


Les aménagements n’ont pas convaincu et 71% des Français persistent à rejeter le texte.


Sous la pluie et le vent, la jeunesse, en tête de cortège, a redit sa
détermination à amplifier le mouvement jusqu’au retrait de la loi

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