“Même si nous sommes les témoins d’impacts climatiques dévastateurs provoquant le chaos à travers le monde, nous ne faisons toujours pas assez, nous n’allons pas assez vite.” Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU

Dossier
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    17 mars 2016

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Le dessin

16 mars 2016
L'Humeur
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Ecoutez-voir
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  • 17 mars 2016,
    par Guy Cure
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Casse de l’emploi

A chaque fois le même scénario

jeudi 17 mars 2016 , 312 : visites , par JPC

Avec la mise en redressement judiciaire du groupe Cauval et la mise en liquidation de sa filiale de Bar-sur-Aube, qui emploie 170 salariés sur les 420 encore présents sur le site, c’est la destruction de ce qui reste d’emplois industriels dans l’Aube qui se poursuit.

Depuis 20 ans, combien de scénarios identiques à celui qui se déroule aujourd’hui à Bar-sur-Aube ? Sodimédical, Petitjean, Simpa, RPC (ex-Cellatose), les milliers d’emplois sacrifiés de la bonneterie auboise, etc. À chaque fois, des salariés mobilisés pour défendre leurs emplois. Un savoirfaire reconnu, plébiscité même, malgré des conditions de travail souvent précaires, comme celles des salariés de Cauval, où le travail s’effectue sans chauffage pour des salaires tout juste au SMIC. Comme à chaque fois, un patron grand dévoreur d’argent public qui, pour autant, délocalise tout ou parties des productions dans les pays à plus faibles salaires et protection sociale. Par exemple : Silberman, le patron de Cauval, doit 55 millions d’euros à l’URSSAF. Ce patron “à l’agonie” vient de toucher 10 millions d’euros du Conseil général des Yvelines, de s’offrir une usine flambant neuve en Chine et de vendre, pour 14,5 millions d’euros, la licence Tréca aux Chinois. On connait le résultat de cette politique. La France a perdu près de 40% de ses emplois industriels depuis 1980 - moins deux millions d’emplois -, c’est un taux de chômage de 13% dans l’Aube, des milliers de familles qui vivent des minima sociaux et, qui plus est, sont stigmatisées par les gouvernements successifs qui préfèrent s’attaquer aux petites gens sans emploi plutôt qu’au chômage. À chaque fois, des élus, la main sur le coeur, jurent qu’ils feront le maximum pour empêcher les fermetures d’usines. On se rappelle du candidat Hollande concernant la sidérurgie à Florange. Plus près de nous, les femmes de Sodimédical se souviennent du président F. Hollande, affirmant qu’il ne laisserait pas s’en aller leur gagne-pain. On connaît la suite. Samedi, le député aubois des Républicains, Nicolas Dhuicq a été plus prudent. Tout en assurant, bien entendu, les salariés de Cauval de son soutien (cela ne coûte rien), il a prudemment précisé que le dossier lui semblait compliqué. Ce n’est pas en tout cas la loi El Khomri, qu’il s’apprête à voter, qui aidera les salariés à sauver leurs emplois. Bien au contraire !
Alors, la faute à qui ?
À tous les libéraux de droite et du Parti socialiste qui ont toujours refusé de voter la proposition de loi déposée à chaque début de législature par les députés communistes, visant à interdire les licenciements boursiers. Cela ferait déjà quelques milliers d’emplois de sauvés. À tout ceux qui ont accordé sans contrepartie de l’argent public aux entreprises (200 millions par an) pour qu’il aille dans les poches des actionnaires (CICE, etc.) au lieu de relancer la consommation par l’augmentation des salaires et des pensions. À tout ceux qui refusent de donner de nouveaux pouvoirs aux salariés afin que ces derniers puissent avoir leur mot à dire sur les choix stratégiques de leur entreprise et qui, au contraire, s’apprêtent à réduire les droits des salariés en torpillant le Code du travail.
La solution par qui ?

Par les salarié-e-s eux-mêmes, qui doivent prendre conscience que d’autres choix existent et que c’est par la lutte et l’élection de député-e-s du peuple qui représentent vraiment leurs intérêts que le sursaut viendra et qu’enfin le progrès social pourra reprendre sa marche en avant en France, en Europe et dans le monde.


Salariés de Cauval et de la cristallerie de Bayel, commerçants et habitants solidaires, ils étaient 700 à avoir manifesté, le 12 mars à Bar-sur-Aube, pour défendre l’emploi.

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