La dette est une arme de guerre pour imposer les mesures d’austérité et pour accélérer les déréglementations réclamées par le Medef.” François Chenais économiste

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Loi travail

Premier recul... Maintenant le retrait !

jeudi 3 mars 2016 , 286 : visites , par Rémi

Le report de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi de réforme du code du travail, annoncé par Manuel Valls, n’a pas fait faiblir la mobilisation. Prochaine étape le 9 mars pour dire non au dynamitage du droit du travail.

On ne peut évidemment s’y tromper. Ce report est le premier effet de la mobilisation qui n’a cessé de prendre de l’ampleur avec l’irruption massive des réseaux sociaux sur le terrain social, après une première “semonce” en faveur des Goodyear, une intervention tout aussi forte des organisations de jeunesse, une reprise en main de leur rôle par les syndicats. Face à la pression citoyenne, par le biais entre autre de la pétition Loi travail, non merci ! et malgré contre-pétition, lancée le 26 février de D. Reynié (LR) et aussitôt paraphée par... L. Parisot et P. Gattaz, le gouvernement a dû reculer.

Quelles incompréhensions ?
Les motifs “officiels” invoqué pour la reculade seraient cocasses si l’enjeu n’était pas aussi grave. Voilà donc la présentation du projet de loi sur la réforme du Code du travail reportée au 24 mars afin de se redonner le temps de « lever les incompréhensions et corriger ce qui doit l’être », selon les mots de Manuel Valls. On peut lire sur les réseaux sociaux les blagues et les retours à l’envoyeur. Quelles incompréhensions ? En réalité, il semble bien, enfin c’est ce que l’on pourrait croire, que c’est le gouvernement qui n’a pas compris que le pays, justement, avait, lui, très bien compris. Le prétexte est grossier et il a des années d’usure. Quel gouvernement depuis quelques décennies n’a pas affirmé, à chaque fois qu’un de ses projets ne passait pas, qu’il fallait de la pé-da-go-gie. Que Manuel Valls, Emmanuel Macron et Myriam El Khomri nous expliquent en quoi travailler plus tout en gagnant moins serait un progrès. Qu’ils nous expliquent aussi en quoi le plafonnement des indemnités prud’homales serait bénéfique pour les licenciés, comment les nouvelles facilités de licenciement offertes au patronat protégeraient les salariés. Ainsi donc, pour le gouvernement, il ne faudrait “que” « toiletter » le texte de ses « coquilles » et « scories ».


Plus qu’une exaspération passagère
Report de deux semaines et changement de nom mais sans modifier le fond, telle est l’intention du gouvernement sur son projet de loi qui est devenu le symbole des attaques visant la dignité humaine, les droits, les conquêtes sociales et démocratiques. Le pouvoir mesuret- il que ce qui est en train de s’installer dans le pays, au coeur la société française, est bien plus qu’une exaspération passagère ? Au pays socialement défiguré que veulent imposer de force Hollande, Valls et Cie, une mobilisation montante répond aujourd’hui : ça suffit ! Assez de mauvais coups, assez d’argent public versé aux nababs de la finance avec un chômage qui n’a jamais cessé d’augmenter. Assez de privations pour les gens modestes alors qu’un cercle très réduit de nantis se goinfre de dividendes... quand il ne fraude pas à tours de bras. Avec le report, un pas en avant a été effectué. Il ne doit pas être mis à profit par ceux que le pouvoir compte de plus antisociaux en son sein pour regrouper leurs forces. La journée du 9 mars sera décisive. Son unique objectif : le retrait !

Juge-t-il le pouvoir trop mou ? Le Medef a décidé “une action
envers les parlementaires”. On n’est jamais si bien servi...

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