« Cette Fête de l’Humanité autrement, c’est un acte de résistance. » Ernest Pignon-Ernest

L'Humeur
  • Cumulards
  • 18 février 2016,
    par Guy Cure
  • Des courriels circulent régulièrement pour dénoncer ces « assistés cumulards » qui vivent dans l’opulence. La haine des pauvres se nourrit de mensonges : comme s’il s’agissait de disculper le système qui détruit des millions de vie. Alors, il faut dire et (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • La droite mouillée jusqu’au cou
  • 18 février 2016,
    par Joë Triché
  • Au dernier conseil municipal de Romilly, É. Vuillemin, a rappelé le coût pour la ville des emprunts toxiques, 9,5 millions d’euros, avant de s’écrier (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2016 > Février > N1378 > Tours de passe-passe et coups de massue

Romilly-sur-Seine - Budget communal 2016

Tours de passe-passe et coups de massue

jeudi 18 février 2016 , 251 : visites , par Rémi

Malgré les propositions et demandes des élus du PCF, les Romillons seront frappés au porte-monnaie en 2016 par les choix d’Éric Vuillemin. La taxe d’habitation augmente en moyenne de 100 euros cette année !
Certes, la diminution des dotations aux collectivités territoriales, poursuivie cette année par le gouvernement, n’arrange rien. Ces dotations, a tenu à rappeler Pierre Mathieu au nom du groupe, ne sont pas des subventions mais des « moyens financiers pour faire face à des missions essentielles que l’état a confiées au fil du temps [aux] collectivités », précisant de plus que « selon les caractéristiques des communes, les conséquences de cette mauvaise politique nationale ne se traduisent pas partout de la même façon ». C’est ainsi qu’à Romilly, la globalité des dotations et participations de l’État, telles qu’inscrites au budget communal, est en hausse par rapport à 2015 de 420 000 euros (+5,8%), évoluant de 7 270 000 euros l’an passé à 7 690 000 euros. En effet, si la dotation forfaitaire baisse, la dotation de solidarité urbaine (DSU) progresse de 525 000 euros et celle de péréquation de 70 000 euros. De quoi contredire le discours du maire de Romilly et de sa majorité qui s’arc-boutent sur le contexte national pour « rajouter de l’austérité locale à l’austérité nationale en essayant de faire endosser [leurs] propres choix par d’autres », « une ficelle un peu grosse. On pourrait même dire qu’elle a la taille d’un câble ! », a déclaré l’élu communiste, constatant que le maire n’a tenu aucun compte des propositions formulées lors du débat d’orientation budgétaire, et persévère à « frapper durement au porte-monnaie [la population] tout en continuant de réduire fortement les moyens de ceux qui s’engagent bénévolement dans le tissu associatif. » Et la politique fiscale du maire ne dément pas cette analyse. Si le candidat Vuillemin avait promis la baisse des impôts en 2014, le produit de ceux-ci et des taxes va augmenter de plus de 11% en 2016 (1 067 000 euros) avec la suppression de l’abattement à la base (plus de 500 000 euros), la revalorisation de 1% des bases sur lesquelles sont calculées la taxe d’habitation et la taxe foncière notamment. L’examen du budget fait aussi apparaître des ventes de terrains pour 741 000 euros et 151 000 de dépenses imprévues. Ainsi que l’ont mis en évidence les élus communistes, « d’autres choix budgétaires étaient possibles », permettant notamment de ne pas réduire les subventions des associations. De surcroît, plus de 500 000 euros seront utilisés à remplacer des branchements en plomb, charge incombant par contrat à Véolia, mais engagement que le maire a fait le choix de ne pas faire respecter. Concernant le technicentre SNCF, Pierre Mathieu est également revenu sur sa proposition, adoptée à l’unanimité du Conseil communautaire, de demander à l’État et à la Région une somme de 10 millions destinée à soutenir la création d’emplois, l’activité économique et des projets structurants pour le territoire.

Sur proposition des élus communistes du conseil municipal, dix millions d’euros vont être demandés à l’État et la Région pour compenser le démantèlement du technicentre SNCF.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|