“Un gouvernement injuste familiarise les esprits des sujets avec l’injustice et fait que peu à peu ils s’accoutument à la voir sans horreur.” Paul-Henri Thiry, baron d’Holbach

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État d’urgence - Déchéance de nationalité

Défendons nos droits et nos libertés

vendredi 5 février 2016 , 252 : visites , par LDA

La réforme constitutionnelle attaque les fondamentaux de notre démocratie. Les lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait-il renforcer les moyens de la police et de la Justice.

En reprenant l’idée de déchéance de nationalité, le gouvernement copie lamentablement la droite et le FN à des fins politiciennes. Cette mesure est grave car elle ne répond en rien à la demande de sécurité des Françaises et des Français durement touchés par les attentats de 2015. Qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêterait un terroriste ? Personne, même pas Manuel Valls qui préfère parler de symbole. Ce qui est d’autant plus grave, car parler de « symbole », pour diviser la communauté nationale en blâmant et stigmatisant une partie des français, est irresponsable et inadmissible. L’état d’urgence, état d’exception, a été instauré au lendemain des attentats de novembre dernier. Sa première prolongation de trois mois a déjà eu pour conséquence de nombreuses atteintes aux libertés. On se souvient des assignations à résidence des « dangereux » militants écologistes pendant la COP 21 ! Cet état d’urgence encourage également un flou dans les interpellations qui ouvre la porte à toutes les dérives. Nous assistons à un véritable détournement qui cible des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Censées accélérer et faciliter la lutte contre le terrorisme, les assignations à résidence et les perquisitions qui ne s’y rapportent pas se multiplient. Ces abus doivent cesser, l’état d’urgence ne doit pas être prolongé. Des lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait- il renforcer les moyens de la police et de la Justice. Le manque de moyens de la Justice est devenu structurant et l’autorité judiciaire est marginalisée au profit du parquet et des préfets, c’est-àdire du pouvoir exécutif. La justice doit être indépendante pour pouvoir faire correctement son travail. Avec cette réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Un climat de peur est encouragé, les médias et les dirigeants politiques parlent comme de véritables “chefs de guerre” afin que la réduction des libertés fondamentales apparaisse comme une conséquence logique dans la période que nous vivons actuellement. Mais la polarisation sur les peurs, la répression syndicale avec les Goodyear... cachent également de fortes régressions sociales telles que la réforme du Code du travail en préparation. Alors que le débat est actuellement en cours au Parlement, le PCF lance une campagne pour mettre en échec ces projets dangereux. Il invite les militants, les élus à s’adresser aux organisations et aux citoyens épris de liberté et de justice afin d’agir auprès des parlementaires dans les départements et exiger d’eux le rejet, par leur vote au Congrès, d’un projet qui tourne le dos aux valeurs de la République.

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