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Emploi

F. Hollande refait le coup des “aides”

jeudi 7 janvier 2016 , 292 : visites , par Rémi

Lutte contre le chômage, “première priorité” : la fermeté affichée de F. Hollande lors de ses voeux n’est, à l’examen, qu’un trompe-l’oeil. Aucun changement de politique de l’emploi n’a été annoncé, ne serait-ce même qu’envisagé.

« état d’urgence économique et social  ». Il a fallu trois ans et demi et un sondage faisant apparaître que, malgré le pain béni politicien que furent, pour le pouvoir, la droite et son extrême, les tueries de novembre, la lutte contre le chômage est la première préoccupation pour les Français. Trois ans et demi de cadeaux au patronat qui s’est fendu d’un pin’s : “un million d’emplois”, sans préciser s’il s’agirait de créations... ou de suppressions. Avec 5,7 millions de chômeurs, toutes catégories confondues, nous sommes fixés. Le président vient donc de déclarer la guerre au chômage.

Guerre en dentelles
Une guerre qui sera une “guerre en dentelles”, tant les annonces faites lors de ses voeux restent floues et n’augurent aucune rupture dans les politiques d’aides aux entreprises sans obligation de résultats et de baisse du “coût du travail”, le credo du Medef. François Hollande n’a donc l’intention ni de changer son équipe qui perd sur le terrain du chômage, ni sa politique de fertilisation  voire de forçage - avec les deniers publics des dividendes des actionnaires. Trois ans et demi de CICE, de loi Macron, d’élagage d’acquis sociaux et un débroussaillage à venir du Code du travail... et aucune volonté de faire le bilan de la déroute et de changer son fusil d’épaule. Il est vrai que la commission européenne, la BCE et le FMI veillent au grain et exécutent tous les déserteurs du champ de mines de l’austérité. La Grèce pour témoin. La « génération qui vient » fera l’objet d’un « effort » qui est, a déclaré le président de la République avec emphase, « un devoir sacré ». Avec un taux de chômage de 24,6% au troisième trimestre 2015 pour les jeunes de moins de 25 ans, on aurait pu s’attendre - enfin - à un “effort” vigoureux et déterminé. Dans les faits, il s’agira de développer l’apprentissage. Une promesse sur du sable puisque l’exécutif se garde de toute mesure concrétisant par un emploi la fin de formation.

Rien de bien concret
Le « plan massif » de 500 000 formations s’ajoutera-t-il aux 150 000 déjà annoncées en octobre ? On est dans le vague. La « généralisation » du service civique, créé en 2010 en direction des jeunes de 16 à 25 ans témoigne, elle aussi, de l’intention de ne pas changer de cap. Il s’agit de missions de six mois à un an, rémunérées 580 euros mensuels, dans le secteur public et associatif. En 2014, la Cour des comptes dénonçait « le risque de substitution à l’emploi induit par la multiplication des missions. » Dernier volet du “plan” présidentiel, une nouvelle aide à l’embauche pour les petites et moyennes entreprises. En juin dernier, les PME avaient bénéficié d’une salve de mesures de flexibilité  : assouplissement des CDD et de l’intérim... et, surtout, le plafonnement des indemnités prud’homales, finalement censuré par le Conseil constitutionnel en août. Le gouvernement pourrait donc revenir à la charge avec d’autres dispositifs de plafonnement articulés avec les lois en préparation (loi El Khomri sur le Code du travail et la loi Macron 2). Bref, rien de bien concret, comme l’a résumé le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui soit de nature à inverser une courbe du chômage qui, selon les prévisionnistes, grimpera encore en 2016 ; le lever de soleil tant attendu ne devant se produire, estiment-ils, qu’en 2017. Le pouvoir pourra-t-il faire ce qui ne l’a pas été depuis le début du quinquennat ?


3½ ans de cadeaux au patronat, un pin’s du Medef : “un million d’emplois”... En moins !


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