“Un gouvernement injuste familiarise les esprits des sujets avec l’injustice et fait que peu à peu ils s’accoutument à la voir sans horreur.” Paul-Henri Thiry, baron d’Holbach

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ÉLECTIONS RÉGIONALES

La gauche et les abstentionnistes ont choisi de battre le FN

jeudi 17 décembre 2015 , 324 : visites , par LDA

Les électeurs de gauche et les abstentionnistes se sont largement mobilisés en votant à droite pour battre le FN au 2ème tour, malgré le maintien du candidat socialiste.

« Dix points de retard, normalement, cela ne se rattrape pas », mesurait, dimanche dernier, un militant PS après l’annonce des résultats dans notre région. Et pourtant, entre les deux tours, le candidat de la droite, Philippe Richert a fait mieux que combler son retard sur celui du FN. Il a pris douze points d’avance, passant de 25,8% à 48,4% des suffrages exprimés, alors que le FN restait aux alentours des 36% et le candidat socialiste endessous des 16%.

Sursaut de participation
Dans cette triangulaire, il y a d’abord eu un sursaut de participation. La région est passée de 47,9% au premier tour à 59% de votants, avec un total de 431 781 voix exprimées en plus. Cet afflux a profité à l’ensemble des candidats. Philippot a progressé de 148 945 voix et a rassemblé 790 179 personnes. Masseret, qui s’était maintenu contre l’avis du PS, progresse au second tour de 53 367 suffrages pour atteindre en tout 339 757 électeurs. Mais il finit très loin du total de la gauche au premier tour (488 993 voix) et n’a capté qu’une infime partie de la réserve potentielle des 202 603 voix alors recueillies par EELV, Lutte Ouvrière et le Front de gauche. Les électeurs de gauche se sont donc massivement reportés vers le candidat de la droite, considéré par eux comme le candidat le mieux placé pour faire barrage au FN. P. Richert a doublé son score dans la quasi-totalité des départements du Grand Est. Il passe en tout de 459 212 voix à 1 060 065 voix, soit une progression de 600 853 suffrages. Les abstentionnistes du premier tour l’ont aussi préféré, puisqu’il passe chez les inscrits de 11,8 à 27,3%, quand Masseret avance doucement de 7,4 à 8,7% et que Philippot passe de 16,50 à 20,33%. La tête de liste FN, qui était arrivée en tête dans 9 des 10 départements de la grande région au 1er tour, s’impose de très peu dans deux département au second : en Haute-Marne et dans la Meuse (sans dépasser l’addition des voix allées sur Richert et Masseret). Le président PS de la région Champagne-Ardenne, Jean-Paul Bachy, et son homologue lorrain, Masseret, étaient arrivés en tête en 2010.

Analyse en profondeur
Ces deux tours d’élections régionales vont devoir être analysés en profondeur. Mais il est clair que la situation nouvelle n’est pas favorable au monde du travail. La responsabilité des politiques menées par F. Hollande, M. Valls et par leurs différents gouvernements est très lourde dans le profond désastre actuel. L’impasse économique, sociale, politique et démocratique dans laquelle ils ont enfoncé le pays s’est payée aujourd’hui très cher. Poursuivre dans cette voie, ce serait aller vers des désastres pires encore et marquerait un grave mépris pour les messages adressés par les électeurs. Il est urgent de sortir de l’austérité et dogmes du libéralisme. Les résultats de cette élection ouvrent une nouvelle période politique. Le PCF entend mener de front le combat contre la droite et l’extrême- droite et la construction d’un nouveau projet progressiste, nourri d’actions prioritaires et de mesures urgentes, pour sortir la gauche et le pays du piège du tripartisme dans lequel les pouvoirs qui se sont succédés ont voulu nous enfermer.

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