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Médias

Jeu dangereux avec l’extrême droite

jeudi 5 novembre 2015 , 258 : visites

Alors que notre peuple rejette chaque jour un peu plus les politiques anti-sociales autoritaires du gouvernement, le Front national est utilisé par le pouvoir médiatique pour canaliser la colère populaire et la détourner des causes réelles : l’austérité et la concurrence généralisée.


PAR HÉLÈNE DEWAERE

Marine Le Pen et ses lieutenants squattent tous les plateaux de télévision et les radios. à longueur de « matinales », ils ont le loisir de déverser leurs discours de haine, de flatter les plus bas instincts, de mentir effrontément. Et lorsque, par miracle, ils ne sont pas à l’antenne, c’est par le biais d’un commentateur, d’un sondage ou des questions d’un journaliste qu’ils entrent par la porte de derrière. Reprenant à leur compte le titre de la revue collaborationniste et antisémite qui a sévi entre 1930 et 1944, on peut dire qu’« Ils sont partout ». Du moins dans les médias, car on ne les voit guère aux côtés des salariés en lutte. Ceux d’Air France, par exemple, que le FN a traité de “voyous”. Au lieu de leur dérouler le tapis rouge, la responsabilité des médias est de garantir le pluralisme, d’organiser les débats contradictoires et de tenir un discours de vérité sur les valeurs et le projet du FN. Dénonçons l’escroquerie d’un FN qui serait devenu “fréquentable”. Marine Le Pen et le FN restent les héritiers de Jean-Marie Le Pen et des courants historiques de l’extrêmedroite française. Ce parti d’extrême droite ne s’est pas converti à la défense des plus fragiles, des plus modestes. Il prône des reculs sociaux, comme la suppression de l’aide médicale d’état, refuse dans les villes qu’il dirige l’accès à la cantine aux enfants de chômeurs, ou encore exige le déremboursement de l’IVG. Partout, il défend la baisse des dépenses publiques et préfère rembourser les banques déjà gavées plutôt que de satisfaire les besoins. Un Front national devenu inoffensif sur le plan des libertés individuelles et collectives  ? Une fable ! Dans les villes FN, l’interdiction de manifestations culturelles ou la fermeture d’équipements culturels, la traque des réfugiés, le fichage ethnique, etc., rappellent les heures les plus sombres de l’histoire. Et combien de candidats FN, de militants propageant des discours d’une haine inouïe sur les réseaux sociaux ou par voie de tracts ? Le Front national n’est pas “anti-système”. Il est le précieux auxilliaire du système actuel qu’il préconise de durcir. Il est le plus ardent défenseur d’un ordre économique injuste : le capitalisme. L’extrême droite se nourrit du désespoir populaire et de la dépression économique. Mais son objectif n’est pas de s’attaquer aux injustices et aux inégalités, mais au contraire de les cataloguer avant de les officialiser : inégalités selon l’origine, le sexe, les croyances ou les convictions. La droite et le PS encouragent activement l’épandage des remugles de cette fosse sceptique idéologique dans leur lutte politicienne pour conquérir ou garder le pouvoir. Ils espèrent, l’un comme l’autre, faire du FN un adversaire, au second tour de la présidentielle. Le FN, c’est la schlague du patronat contre les salariés, leurs syndicats, contre tous ceux qui relèvent la tête.

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