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Retraites complémentaires

Un bien mauvais accord

jeudi 29 octobre 2015 , 196 : visites

Le 16 octobre, un accord de principe a été trouvé entre trois syndicats minoritaires (CFDT, CFTC, CFE-CGC) et le patronat, qui s’en réjouit bruyamment, sur l’avenir des régimes de retraites complémentaires.
Il s’agit notamment du système de bonus-malus tant voulu par le patronat. Les salariés devraient travailler plus longtemps d’après cet accord. C’était la sixième fois qu’une telle réunion plénière avait lieu depuis l’ouverture des négociations en février. Qu’en est-il ? Le patronat et les syndicats signataires se sont entendus sur un mécanisme d’abattements et de bonifications. à partir de 2019, un salarié remplissant les conditions pour toucher sa retraite de base à taux plein [c’est-à-dire âgé de 62 ans et ayant cotisé 41,5 ans pour ceux nés en 1957, par exemple] aura le choix entre plusieurs options : soit il arrêtera de travailler et sa pension complémentaire sera diminuée de 10% pendant au moins deux ans (peut-être trois si la situation financière des régimes le justifie) ; soit il restera sur le marché du travail jusqu’à 63 ans, auquel cas le malus ne s’appliquera pas. S’il prolonge sa carrière d’une, deux ou trois années supplémentaires, il toucherait un coup de pouce de 10 à 30%. Le texte de l’accord prévoit la sous-indexation des pensions d’un point par rapport à l’inflation (manque à gagner pour les retraités de 2,1 milliards d’euros), et le décalage dans le temps de la revalorisation annuelle des retraites (1,3 milliard pris aux retraités).
Déni démocratique et scandale social
Les économies d’ici à 2020 seront principalement portées par les salariés et les retraités. Un financement suppplémentaire des régimes complémentaires est prévu à 90% par un apport nouveau des salariés. Mais cet accord ne préfigure-t-il pas de futures réformes des retraites ? Après avoir individualisé le système de retraite, certains vantent la « retraite à la carte » qui signifie surtout le recul de l’âge réel de départ à la retraite, une augmentation de la durée de cotisation et une baisse du montant des pensions versées. Et au-delà d’aller vers une réforme systémique, passant d’une système à prestations définies vers un système à cotisations définies qui se traduirait par une baisse considérable des pensions. Cet accord minoritaire est un déni démocratique et un vrai scandale social. Pour ce qui nous concerne, nous sommes pour un départ réel en retraite à taux plein à 60 ans pour toutes et tous, pour une prise en compte de la pénibilité dans le cadre d’un accord majoritaire, pour une égalité des montants des pensions, femmes et hommes, à carrières égales. C’est possible de le financer, notamment par l’égalité des salaires pour augmenter sensiblement le financement de la protection sociale.

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