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Austérité encore dans le projet de budget 2016...

... avec un “préjugé favorable” du PRG

jeudi 15 octobre 2015 , 270 : visites , par Rémi

16 milliards d’euros de baisse de la dépense publique sont programmés dans le projet de budget 2016. La Sainte- Alliance austéritaire PS-PRG repaie une tournée au Medef et envoie l’ardoise aux français.
« Il y a un préjugé favorable, déclarait fin septembre Roger-Gérard Schwartzenberg, chef de file des députés PRG & Co, fondé sur le fait que ce projet de budget, comme le précédent, diminue sensiblement les dépenses publiques... ». Il a, de plus rappelé, que son groupe reste « loyal et fidèle » au gouvernement. Le même jour, les radicaux recevaient Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur socialiste, ancien du PRG, qui, lui, s’est senti « en famille  ». Bref, la concorde est à son apogée dans les rangs de la Sainte- Alliance austéritaire PS-PRG et, pour paraphraser le maréchal Leboeuf à la veille de 1870, il n’y manquera pas un bouton de guêtre le jour du vote du budget 2016. D’ailleurs, R.-G. Schwartzenberg, à la loyauté et la fidélité, a jugé bon d’y ajouter la “solidarité” de son groupe « sur les grands choix » du gouvernement. La “diminution sensible de la dépense publique” sera pour l’année prochaine de 16 milliards, après les 18,6 milliards de 2015 et dans l’objectif d’atteindre les 50 milliards d’ici 2017, conformément aux préconisations de la troïka. Ce serrage d’un nouveau cran de la ceinture d’austérité sera réparti entre l’état (- 5,1 milliards), les collectivités territoriales (-3,5 milliards) et les régimes sociaux (-7,4 milliards, dont 3,4 milliards pour la seule assurance-maladie). Parmi les mesures d’économies, est aussi annoncée une diminution des allocations logement, le gel des prestations sociales et quelques autres coups de rabots austéritaires. Ce budget est le dernier qui s’exercera pleinement avant la fin du quinquennat. Il aurait dû être celui, à partir du constat que les budgets précédents d’austérité n’ont pas résolu les difficultés, quand ils ne les ont pas aggravées (augmentation de la dette de l’état à 96,5% du PIB avec un service de cette dette à 44,3 milliards, 2ème budget de l’état), d’une réorientation des choix, en particulier dans le sens d’une plus juste redistribution de la richesse disponible. Il n’en est rien. Au contraire ! La non-renégociation du traité budgétaire en 2012 et l’acharnement à répondre aux injonctions européennes coûtent très cher à notre peuple et à l’économie. à quelques semaines de la tenue à Paris de la COP21, quel signe envoyé par un gouvernement qui prévoit une baisse de 100 millions pour la mission écologie, développement et mobilité durables et la suppression de 671 postes au ministère de l’écologie ! Par contre, les milliards du CICE, passant outre leur “improductivité” de plus en plus patente à créer des emplois, continueront à alimenter les caisses des patrons licencieurs ou agioteurs. En guise de ruban rose, Michel Sapin s’est cru obligé d’annoncer un taux de croissance qu’il estime mirifique : 1,5% qui est tout juste le seuil à partir duquel on peut espérer créer de l’emploi. Que les loyaux et fidèles radicaux aient un « préjugé favorable » en dit long sur leur sens de la radicalité.

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