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Élections régionales

Dans notre région, c’est l’humain d’abord !

jeudi 8 octobre 2015 , 336 : visites

Patrick Peron, ouvrier sidérurgiste, syndicaliste, maire d’Algrange a été désigné par les organisations du Front de gauche du Grand Est comme chef de file aux élections régionales des 6 et 13 décembre prochain.

Le choix de ce militant considéré comme un rassembleur, avec des convictions bien trempées, résonne comme un appel à la résistance et à l’action pour une région solidaire, sociale et écologique où, ce qui prime, c’est l’Humain, d’abord ! Dans une région ravagée par le chômage et qui a perdu 30% de ses emplois industriels depuis 2000, où les services publics de proximité se trouvent gravement mis à mal par les baisses de dotations de l’État, le message du Front de gauche est clair :
-concernant la situation sociale et économique des dix départements de la région, il s’agit de faire la clarté quant aux lourdes responsabilités des différents gouvernements qui se sont succédé depuis 15 ans et de leurs choix politique dictés, non pas par l’intérêt général, mais par la loi du fric.
- Il s’agit de montrer comment avec les nouvelles régions le pouvoir en place et le MEDEF veulent renforcer les politiques d’austérité en bâtissant des politiques régionales adaptées aux objectifs de rentabilité financière immédiate du capital, par la mise en concurrence des territoires au détriment de l’emploi, du progrès social, de la démocratie et des dépenses publiques d’intérêt général.
- Il s’agira aussi de développer des propositions concrète co-élaborées par les assemblées citoyennes et aptes à répondre aux développement économique, social et solidaire des territoires et des populations qui le font vivre.

Redonner du sens au mot “gauche”
Au moment ou la politique gouvernementale s’attaque sans cesse à nos droits, pendant que 41 milliards d’euros sont donnés, via le CICE, aux entreprises sans contrepartie, les collectivités locales sont décimés. La liste du Front de gauche a vocation à constituer un rempart à cette politique et à redonner du sens au mot “gauche”. Nous sommes confrontés à une véritable crise démocratique. Plus de 50% de nos concitoyens s’abstiennent et sont de plus en plus désorientés par des responsables de droite qui tiennent des propos de groupuscules d’extrême droite, par des ministres qui tiennent le discours de libéraux de droite et par le fait qu’on leur explique que rien n’est possible. émerge ainsi un sentiment de désespoir qui abreuve les idées de haine, racistes du FN.

Construire de la confiance
Avec cette campagne, le Front de gauche cherche à construire de la confiance pour l’avenir. Un projet de gauche est attendu par des millions de citoyens qui n’ont pas envie du paysage politique dans lequel on veut les enfermer, où nous aurions le choix qu’entre l’austérité, mise en oeuvre alternativement par la droite et les socialistes, ou plonger le pays des droits de l’Homme dans le chaos de l’extrême droite. Puisque le gouvernement a décidé d’abandonner les valeurs de la gauche, partout en France les listes du Front de gauche vont relever le défi. La convergence de toutes les forces de gauche et citoyenne anti-austérité est la seule manière d’y parvenir.

 

Ne laissons pas perdre ce que nous avons conquis
Les élu-e-s communistes du Conseil régional de Champagne- Ardenne ont pesé fortement au sein de majorités plurielles depuis 2004 pour la mise en oeuvre de politiques régionales progressistes et solidaires.
Les vice-présidences exercées dans les domaines de la formation professionnelle, des infrastructures et des transports ont été marqués une forte empreinte communiste à travers la constitution d’un réseau public de formation professionnelle en Champagne-Ardenne, l’adoption d’une tarification solidaire permettant de faire vivre le droit aux transports pour tous, ou encore l’instauration de structures de concertation : les CLAD…
Au-delà même de ces compétences, rien de ce qui s’est construit durant les deux derniers mandats n’aurait été possible sans l’apport du groupe communiste sans lequel il n’y avait pas de majorité à gauche. Dans les lycées, les communistes ont obtenu que la Région finance une réduction des tarifs de la cantines et de l’internat pour tenir compte des revenus des familles. Déjà à l’origine de la création de la carte Lycéo, permettant de financer une bonne partie du coût des manuels scolaires, et permettre l’outillage des lycéens dans les sections professionnelles, les communistes ont participé activement au développement de ce dispositif.


Le groupe communiste a aussi obtenu l’instauration d’une commission de contrôle des fonds publics, la mise en place d’une mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes et a souvent poussé la majorité à se positionner sur des sujets importants pour la Champagne-Ardenne. Le voeu en faveur d’une loi contre les licenciements boursiers ou l’adoption du Manifeste Régional pour sortir de l’austérité illustrent l’influence des élu-e-s communistes dans la Région. Ces conquêtes se sont souvent faites contre l’avis de la droite et de l’extrême droite qui se tiennent prêts à remettre en cause ces mesures de progrès et de solidarité.

 


Il nous faut aller à l’essentiel.
Le chômage ou la peur de perdre son travail, les fins de mois difficiles, les difficultés pour se soigner, se loger, c’est ce que vivent au quotidien des milliers d’habitants de toutes générations de notre département et de la région Est. Des milliers d’autres s’interrogent comme nous, sur le sens de notre société, sur ce système qui broie les hommes et la nature, sur l’idée qu’il est urgent de changer. Mais beaucoup d’entre eux, trop d’entre eux, renoncent à mener ce combat ou même à l’exprimer électoralement tellement pèse sur eux la chape de plomb médiatique et politique. Elle nous explique, en boucle, qu’une seule politique est possible : celle de l’austérité à vie, c’est-à-dire l’appauvrissement du plus grand nombre organisé au profit d’une minorité qui détient le pouvoir et la finance. Ne nous y résignons pas !
Près de deux millions d’électeurs de la région Est se sont abstenus lors des dernières élections départementales et parmi eux, beaucoup d’Auboises et d’Aubois. D’autres ont voté plus par civisme que par conviction. Je leur dis ceci : le nouveau découpage territorial voulu par François Hollande et son gouvernement, en accord avec la droite, n’apporte aucune solution à la crise sociale, économique, et politique. Bien au contraire, il n’a pour but que de mettre les territoires en concurrence dans la logique d’un “grand marché”, quand il faudrait, à l’opposé, plus de coopération et de solidarité.
Pour ces élections, nous sommes quasiment face à un choix binaire dans lequel la mobilisation des hommes et femmes de progrès qui ne se résignent pas à une société où prime la loi du fric sera capitale. Dans quelle région voulons-nous vivre ? Une région au service de la solidarité et de l’égalité ou une région au service de la compétition et des inégalités ? Que souhaitons-nous ? Une issue véritablement de gauche à la crise politique ou l’enfoncement dans une situation qui bloque tout espoir. C’est à la lumière de la réponse à ces questions, à la pertinence de nos propositions, que peut s’ouvrir ou pas un nouveau chemin porteur d’avenir.

 

Le Front de Gauche est un rassemblement ouvert, rassemblant des organisations et permettant l’engagement individuel pour créer une dynamique citoyenne ! Quelles que soient les limites de sa construction initiale, le Front de Gauche est aujourd’hui un cadre politique incontournable. Il s’agit désormais de faire force politique ensemble pour gagner la majorité à gauche. Pour cela, l’élargissement du Front doit être recherché en permanence. Le processus de rassemblement ne peut être figé.
Mais le Front de Gauche va au-delà en permettant aux acteurs engagés dans les mouvements sociaux de trouver une place pour traduire leurs combats quotidiens sur le terrain politique. Il est aussi un lieu de rassemblement populaire, pour combattre la résignation et le repli sur soi, pour réduire la coupure entre les milieux populaires et les formes actuelles d’action politique. C’est un lieu de solidarité dans lequel chacun peut s’organiser pour défendre ses aspirations.
Dans cette dynamique, de nombreuses initiatives ont vu le jour dans l’Aube qui revêtent des formes différentes mais partagent ce même objectif d’une implication citoyenne la plus large possible : création d’une association, assemblées citoyennes, appels pour un rassemblement citoyen, etc.
Dans Ensemble, nous militons à l’amplification de cette démarche et appelons les citoyens à nous rejoindre dans cette démarche de transformation sociale qui est à la hauteur de leurs espérances.

L’écologie est au coeur de notre combat, mais pas celle qui prétend s’accommoder du système capitaliste. Les problèmes environnementaux et du mal-vivre sont directement liés à l’économie libérale, c’est pourquoi la bataille écologique est indissociable de la lutte contre ce système. Pour nous, au Parti de gauche, l’émancipation de l’homme ne peut être atteinte par une croissance sans fin car les ressources de la planète, pillées, s’épuisent. Il faut mettre en place d’autres modes de production et de consommation. En encourageant les circuits courts, du producteur au consommateur, en soutenant l’agriculture raisonnée, en luttant contre l’obsolescence programmée qui pollue notre environnement et nous incite à consommer toujours plus. Et nous sommes tous d’accord au Front de gauche, nous voulons mettre l’économie au service des gens en nous battant contre le travail du dimanche, en soutenant d’autres alternatives comme la reprise en main de leurs entreprises par les salariés, en privilégiant des transports en commun non polluants accessibles sur tout le territoire.
En ACAL, le Front de gauche demande que la Région s’oppose au projet de Bure et soutienne des recherches indépendantes sur le retraitement des déchets. Il faudra aussi qu’elle exige des pouvoirs publics un agenda précis de mise en oeuvre de la décision de fermeture de Fessenheim, en s’engageant dans un soutien accru de la Région aux énergies renouvelables et une reconversion dans le bassin d’emploi des salariés. Voter pour cette politique, c’est voter pour le « bien-vivre » de tous !

1 Combattre les politiques d’austérité
• Première mesure d’urgence : rétablissement des dotations aux collectivités territoriales pour relancer l’investissement et les politiques publiques. Nous agirons pour exiger une loi de réforme de la fiscalité nationale et du financement des collectivités territoriales.

2 Développer l’emploi contre la financiarisation de l’économie
Une réindustrialisation d’un type nouveau est nécessaire.
• Création de fonds régionaux de financements publics permettant un accès au crédit sélectif conditionné par les créations d’emplois, la qualité de ces derniers et les progrès environnementaux.
•Soutien aux projets coopératifs et autogestionnaires (en particulier ceux de reprise de l’outil de travail et de production par les salariés) et encouragement au développement d’activités nouvelles sous des formes non capitalistiques (SCOP et autres structures de l’économie sociale et solidaire).
• Soutien aux relocalisations de productions. Favoriser l’économie circulaire et les circuits courts, créateurs d’emplois.

3 Promouvoir l’égalité et la solidarité entre les territoires
il ne s’agit plus de décentralisation mais de dilution des collectivités, qui éloignera encore plus le citoyen du lieu de décision et concentrera les financements sur strasbourg ou le sillon mosellan, accentuant ainsi les inégalités territoriales. a l’opposé de la concurrence de tous contre tous, nous mettrons en oeuvre
• une politique volontariste pour contribuer à développer les territoires les plus fragiles, en y maintenant les services publics et en y développant des projets innovants.
• Une relation de solidarité avec les régions européennes voisines où travaillent nombre d’habitants de notre région.
Des projets transfrontaliers de coopération portant un nouveau modèle social et environnemental sont possibles.

le nouveau découpage des Régions a pour but de mettre les territoires en concurrence dans la logique d’un “grand marché”. il ne s’agit plus de décentralisation mais de dilution des collectivités, qui éloignera encore plus le citoyen du lieu de décision et concentrera les financements sur strasbourg ou le sillon mosellan, accentuant ainsi les inégalités territoriales. a l’opposé de la concurrence de tous contre tous, nous mettrons en oeuvre.

4 La planification écologique
le temps presse !
nous devons réaliser la transition écologique.

• Mettre la planification écologique au coeur des transformations industrielle et agricole (agriculture bio ou raisonnée).
• Renforcer les transports publics comme alternative au « tout voiture » ou au « tout camion ».
• Agir contre le démantèlement en cours du service public (voyageurs et fret) de la SNCF ; Permettre l’accès de tous aux transports, grâce à une tarification attractive et solidaire et à la gratuité du transport scolaire.
• Promouvoir un plan régional de rénovation de l’habitat (isolation thermique,phonique, diminution de la consommation d’énergie) pour réduire l’effet de serre ; favoriser les énergies renouvelables et refuser l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste et de houille.
• Adopter un agenda précis pour les décisions à prendre concernant la fermeture de la centrale de Fessenheim - en tenant compte de l’aspect social - et le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure.

5- L’égalité et la solidarité entre les personnes,le mieux vivre ensemble
l’harmonisation des politiques de solidarité doit être faite par le haut !
• Faire en sorte que les dispositions du régime local d’Alsace-Moselle les plus favorables aux salariés soient étendues à tous les autres départements français pour aller vers un remboursement à 100% des dépenses de santé par la Sécurité Sociale ; aligner le taux de cotisation des employeurs d’Alsace-Moselle sur celui des autres départements.
• Favoriser le développement de la culture, y compris dans ses dimensions langues et cultures régionales, du sport pour tous et de la vie associative, éléments essentiels du mieux vivre ensemble.
• Ne pas financer un établissement scolaire, universitaire ou de formation professionnelle à caractère confessionnel, puisque la République est une et indivisible.
• Construire des logements sociaux et étudiants sur l’ensemble du territoire ; interdire les expulsions locatives ; créer un service de logement pour les femmes victimes de violences.


6 • Aller avec audace vers une démocratie effective
Nous voulons donner aux citoyens le pouvoir de décision sur les projets structurants.
• Mise en place de forums citoyens permanents pour évaluer les politiques publiques régionales,de budgets participatifs associant les populations aux décisions d’aménagement, institution de votations citoyennes, en particulier pour l’utilité ou non de grands projets.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

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