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Romilly-sur-Seine - Technicentre SNCF

L’état responsable, vuillemin complice

jeudi 8 octobre 2015 , 286 : visites

La complicité du maire de Romilly, de sa majorité et du Front national, accompagnant la SNCF dans sa casse des emplois cheminots à Romilly, ne doit pas occulter la responsabilité du gouvernement et des formations politiques qui le soutiennent.

Avec les voix du Front National, la droite et le maire de Romilly, éric Vuillemin, ont adopté, au conseil municipal du 24 septembre, un « protocole d’intention à la rédaction d’une convention d’attractivité territoriale et du bassin de vie de Romilly » (!), actant leur complicité pour casser l’emploi cheminot. Sans attendre les propositions alternatives de l’intersyndicale, ce document valide et met en musique les objectifs de la SNCF, à savoir la mise à mort de l’activité industrielle de réparation et d’entretien des trains à Romilly.
Des complices...
Pourtant, des alternatives à la suppression, à Romilly, de plusieurs centaines d’emplois cheminots existent bel et bien. Et il est possible de donner de la charge de travail sur le site actuel dans le cadre, par exemple, de l’acquisition des nouveaux équipements pour les trains régionaux d’Ile-de-France pour les liaisons Intercités. Romilly pourrait de la sorte soulager les autres établissements franciliens, parfois en peine à tenir les délais. Pour les réparations des pièces détachées, le protocole ne fixe qu’un objectif de 275 emplois qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu, à savoir sauvegarder le maximum d’emplois cheminots. Concernant l’activité de déconstruction du matériel ferroviaire vétuste, il est inadmissible d’avaliser un “minicentre” de démantèlement alors que la charge de travail issue de la SNCF est importante et peut être réalisée par les cheminots. Ce protocole passe donc dans la rubrique des “pertes et profits” le voeu adopté par le conseil municipal du 27 juin dernier qui faisait un primat du maintien d’un maximum d’emplois cheminots. Il exclut, de plus, les syndicats du comité de suivi pour la tenue des engagements. C’est un coup de poignard dans le dos des cheminots et une catastrophe pour les salariés de la SNCF, notre ville et ses habitants. Les cheminots et la population doivent donc continuer à se mobiliser. ...
Et un responsable
Cette complicité du maire de Romilly et de la majorité municipale de droite, épaulée par le FN, ne dédouane pas pour autant l’état, actionnaire unique de la SNCF, de son accablante responsabilité. L’actuel gouvernement, dans la continuité des politiques austéritaires appliquées par ceux (de droite) qui l’ont précédé et dictées depuis Bruxelles, poursuit à la hache la destruction du service public ferroviaire (suppression de douze mille emplois cheminots d’ici à 2020, fermetures de dessertes, de lignes et de gares, créations de lignes d’autocar privées, etc.). La situation actuelle du technicentre SNCF de Romilly n’est rien d’autre qu’une conséquence locale catastrophique des reniements de François Hollande et de la fuite en avant libérale accélérée des gouvernements Ayrault et Valls, avalisés avec les félicitations du jury (Cambadélis)  il n’est pas inutile de le rappeler pas plus tard qu’en juin dernier, au congrès de Poitiers du Parti socialiste.

PAR LES CONSEILLERS MUNICIPAUX COMMUNISTES


Réunion au technicentre SNCF à l’occasion de la venue, le 1er septembre, de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

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