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L'Humeur
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SOCIÉTÉ

Convergence et espoir

jeudi 1er octobre 2015 , 250 : visites , par Guy Cure

Il y a eu Rerum novarum qui a pris en compte les aspirations sociales de la fin du XIXè siècle. Il y a eu Pacem in terris qui s’adressait « à tous les hommes de bonne volonté » pour sauvegarder la paix et construire la justice quand deux blocs s’affrontaient dans le monde.
En mai dernier, le pape François a publié Laudato si. Une encyclique parfaitement en phase avec notre époque, dans un contexte plus dramatique encore que lors de l’écriture de pacem in terris en 1963. Car si les guerres menacent toujours de débordements atomiques, bactériologiques et chimiques, il s’y ajoute un danger plus insidieux et plus radical : le dérèglement climatique. Les propos lénifiants de Claude Allègre n’ont fait que retarder la vision de la réalité en servant d’alibi pendant quelques années aux profiteurs de la pollution. Les évidences que clamait Albert Jacquard ne peuvent plus être ignorées et il apparait bien que l’humanité n’a pas besoin de la chute d’une météorite pour disparaitre.
Laudato si montre les liens entre le danger que court la vie sur Terre et l’organisation de la société bâtie sur les égoïsmes. Quand l’argent domine, les pauvres sont les premières victimes. C’est armé de son encyclique que le pape François s’est rendu à Cuba puis aux États-Unis. Un voyage fructueux qui s’accompagne de la fin de la diabolisation de Cuba, de la marche vers la paix en Colombie. Et il peut paraitre paradoxal que l’accueil par les officiels ait été finalement plus froid et réservé à Washington qu’à La Havane. Un pape qui se soucie des pauvres, qui dénonce l’égoïsme des riches, qui met en cause un système économique lié à la pollution au point de mettre en danger la vie sur la planète. Il n’en fallait pas plus pour provoquer l’irritation parmi les élus Républicains et susciter les injures de quelques médias ; la pire : « marxiste ! ». N’empêche, cette orientation nouvelle du Vatican suscite l’espoir et la ferveur populaire était aux rendez-vous.
Après les pontificats désastreux de Jean-Paul II et Benoît XVI qui disaient « N’ayez pas peur ! » tout en claquant des dents à la vue des pauvres dénonçant l’enracinement de la misère et l’enrichissement des riches, François ouvre les portes de l’espoir. Et il y en a bien besoin. Les marées noires salissent les côtes et submergent les consciences ; la société peine à se construire un avenir. Des convergences sont à nouveau possibles entre « les hommes de bonne volonté ». En s’adressant à tous les humains, François pèse de la meilleure façon sur les débats de la conférence sur le climat (CoP21) qui va s’ouvrir dans deux mois. Il ne s’agit évidemment pas ici de gommer des différences concernant la famille ou d’autres problèmes sociétaux ; leur perception évolue et leurs réponses sont loin d’être calquées sur des clivages politiques intangibles. Il faut savoir hiérarchiser les problèmes, distinguer l’essentiel et répondre aux propositions de dialogue.

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