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Elections régionales

Cambadélis veut cornaquer la gauche

jeudi 24 septembre 2015 , 248 : visites , par Rémi

Plombé par un gouvernement discrédité dans l’opinion publique, le PS tente d’obliger le reste de la gauche à lui emboîter le pas en organisant une consultation avec “des urnes sur les marchés” du “peuple de gauche”.

Certaines personnes osent tout. C’est même, avait prévenu Michel Audiard dans un film culte, « à ça qu’on les reconnait ». Manuel Valls ose tout. Au récent 100ème congrès du PRG, le voilà donc rêvant « d’une grande formation qui nous rassemble tous, de ce dépassement, de cette maison commune qui accueille tous les progressistes, qui rassemble les républicains, les écologistes, tous ceux qui sont fidèles au contrat social ». Scénette d’opéra bouffe applaudie par Robert Hue et Jean- Luc Benhamias, présents à cette centième du radicalisme français, seul et indéfectible allié du gouvernement. Le premier ministre, dont le premier secrétaire du PS avait chanté les louanges au congrès de Poitiers, lui a renvoyé l’ascenceur, saluant son initiative d’organiser au mois d’octobre un « référendum du peuple de gauche » sur « l’unité dès maintenant pour les élections régionales ». Pompier pyromane, le premier ministre ne s’en croit pas moins autorisé à mettre en garde : « ne faisons pas comme si le Front national n’était pas aux portes du pouvoir dans certaines régions ». En revanche, rien sur les 41 milliards d’euros d’aides publiques offertes au patronat sans contrepartie, rien sur la casse du Code du travail ou le détricotage de la loi Duflot sur le logement, pas un mot sur le dynamitage des services publics ou le refus d’un coup de pouce au pouvoir d’achat... rien, ils ne regrettent rien et ils vont continuer. Mais le « peuple de gauche », oublié dès le lendemain de l’élection présidentielle pour être mieux trahi, est revenu à la mémoire de l’appareil socialiste. Plombé par un gouvernement discrédité au sein, justement, du peuple de gauche, face une hémorragie qui lui aurait fait perdre près de 130 000 adhérents, le PS s’égosille à lancer depuis plusieurs semaines des appels au rassemblement. Louable intention, mais Cambadélis est-il assez benêt pour ignorer que toute union solide se cimente sur des convergences de vues, de buts et d’actions ? Non, il ne l’est pas. Aussi godille-t-il en glissant sous le tapis la politique antisociale actuellement menée au pas de charge, pour ne sembler voir qu’une gauche divisée par des velléités de “leadership”, que le grand frère socialiste a vocation à réunir dans cette « maison commune » de Manuel Valls, en aplanissant les « bisbilles ». Mettre en avant cette “union de la gauche”, simultanément avec la dernière macronade sur le statut des fonctionnaires est un pari risqué, voire une « tartufferie », comme l’estime Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF. Et en effet, ce n’est pas une consultation « avec des urnes sur les marchés » qu’attend le peuple de gauche tant maltraité, mais des réponses concrètes à ses difficultés du quotidien. De cela, point, sinon la menace brandie une nouvelle fois - et bien réelle - de l’extrême droite et l’opiniâtreté assumée de maintenir le même cap : le meilleur moyen de s’aliéner le peuple de gauche.

Cambadélis et Valls rivalisent d’effets de rhétorique politicienne pour imposer à gauche une union sans condition et sous hégémonie du PS.

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