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Rentrée scolaire

Une épreuve pour les couches populaires

jeudi 27 août 2015 , 310 : visites , par LDA

Les familles modestes peinent à faire face au coût de la rentrée scolaire. Les associations demandent la revalorisation de l’ARS et le classement des fournitures comme produit de première nécessité.
Non, l’école n’est pas gratuite en France. Au contraire, le coût de la rentrée scolaire pèse lourdement sur le budget des parents. Les premières victimes sont les 1,2 million d’enfants de familles modestes. Une inégalité de plus dans notre pays où, constate une enquête, « la corrélation entre le milieu socioéconomique et la performance scolaire est bien plus marquée que dans les autres pays de l’OCDE ». L’association Familles de France a récemment rendu publics ses calculs pour la rentrée scolaire. Pour un élève en 6ème, son coût s’élève à 190,42 euros, comprenant la papeterie, les fournitures non papetières et les vêtements de sport. Si l’on ajoute à ce chiffre les dépenses parascolaires (transports, cantine, renouvellement de la garde-robe de l’enfant), la facture est en réalité bien plus élevée. Selon la CAF, cette rentrée reviendrait à plus de 1 200 euros aux familles. Le sommet est atteint par la rentrée des élèves en filière technique et industrielle, dont le coût dépasse les 700 euros, juste pour les fournitures scolaires. Cela à une période où tombent les avis d’imposition, les factures de chauffage, les taxes foncière et d’habitation, et dans un contexte où le pouvoir d’achat a baissé. De son côté, l’allocation de rentrée scolaire, qui vient d’être versée à près de trois millions de familles et s’échelonne en fonction de l’âge de l’enfant de 362,63 euros à 395,90 euros, n’est toujours pas revalorisée. Le gouvernement justifie cela par une faible inflation, censée compenser la stagnation du dispositif. « Sauf que dans le détail, l’ARS est parfaitement insuffisante pour les lycéens et suffit à peine pour les collégiens », estime Perrine Bouhelier, de la Confédération syndicale des familles (CSF). Sinistre ironie : ce sont les enfants les plus en difficulté qui sont les plus lésés. Ainsi, le versement de l’ARS est effectué jusqu’à 18 ans. Les retardataires ainsi que les redoublants, toujours au lycée après cet âge, sont à la charge complète de leurs parents. Pour faire face à l’urgence, la CSF demande notamment que les fournitures scolaires soient considérées comme des produits de première nécessité, soumis à une TVA de 5,5% au lieu de 20%, ce qui permettrait de faire baisser leur prix. La rentrée scolaire révèle les inégalités socio-économiques, mais aussi nombre de disparités géographiques. En effet, l’aide des collectivités varie fortement d’une région ou d’un département à l’autre. Ainsi, la droite du conseil général de l’Aube, en 2010, a décidé de supprimer les bourses aux lycéens et mis fin à la gratuité des transports scolaires. « À ce niveau atteint par les inégalités, il devient absurde et cynique de parler d’égalité des chances, c’est à l’égalité des droits qu’il faut travailler », estime dès lors Jean-Paul Delahaye, inspecteur général de l’éducation nationale et auteur du récent rapport (mai 2015) “Grande pauvreté et réussite scolaire”.

La Constitution de 1946 dit clairement que “l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État”.

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