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Menus des cantines scolaires, services publics

LAÏCISONS vraiment le débat

jeudi 20 août 2015 , 346 : visites , par LDA

Depuis que le maire de droite de Chalon-sur-Saône a pris un arrêté pour supprimer les menus de substitution au porc dans les cantines, les camps s’affrontent sur des lignes culturelles, religieuses et communautaires.
La semaine dernière, le tribunal administratif de Dijon n’a pas jugé sur le fond. Le débat doit s’ouvrir et se poursuivre. Comment pourrait- il en être autrement puisque la laïcité républicaine française, n’a été invoquée par le maire, soutenu par Sarkozy et Philippot du FN, que pour mieux être instrumentalisée, comme le caractérise, de manière indécente, son cri de soi-disant victoire du camp de la laicité. Mais la laïcité n’est pas une arme tournée contre les religions, ni un instrument pour imposer ses propres croyances ou un seul mode de vie. La laïcité a été conçue pour que, quelle que soit notre foi, notre opinion, nous puissions trouver le chemin du vivre ensemble, dans le respect des uns et des autres. Elle permet de s’adapter aux évolutions de notre société, en prenant le temps du dialogue, du partage et de l’élaboration de règles de vie communes. Si, pour cause de religion ou de régime alimentaire spécifique, des enfants ne mangent pas certains aliments, en quoi cela constitue-t-il un motif d’irrespect pour les autres ? Ces enfants, eux, vont très jeunes apprendre l’intolérance, le rejet, l’exclusion. On ne crée pas une communauté de destin en fracturant les relations sur des questions religieuses ou culturelles. On remarquera que, parallèlement à ces mesures, les mêmes élus augmentent le prix des repas à la cantine ou reviennent sur la tarification modulée selon le quotient familial. Ces pratiques relèvent du même mouvement d’idée, qui pervertit le sens de nos valeurs républicaines : s’appuyer sur le juste principe de l’égalité des citoyens devant la loi pour mettre en place une organisation des services publics (même menu, même tarif...) ayant pour effet d’exclure une partie de citoyens de leur droit d’accès à ces services. Les services publics locaux ne doivent pas devenir des instruments de la stigmatisation. Au contraire, leur rôle est d’être accessibles à tous, tant sur l’aspect financier que sur celui de la qualité des services proposés. Ils doivent être pleinement acteurs des politiques d’émancipation. Pour se faire, ils doivent répondre au principe solidaire : contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins. La solution passe par la modernisation des cantines avec un éventail de choix de menus pour permettre à la fois de vivre dans le respect des uns et des autres et la découverte de la variété des aliments. Pour approfondir ces questions, il convient que toutes les personnes concernées, parents et associations de parents d’élèves, personnels des cantines, élus... soient associés à la réflexion. Il y a besoin d’un lieu d’élaboration de ces règles partagées. La laïcité ne peut pas être le cheval de Troie de politiques discriminatoires préconisées à droite et à l’extrême droite. La création de “conseils locaux de la laïcité”, lieux de dialogue et de définition des règles de vie communes, pourrait y contribuer.

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