Depuis des années, on nous enlève la production et les équipements pour les amener en Hongrie et en Pologne » David, salarié de Bridgeston Bethune

L'Humeur
  • kelpanides.con
  • 25 juin 2015,
    par Malicette
  • Quand les communistes se présentent quelque part dans l’intention de diriger les affaires du pays, deux chiffons rouges sont toujours brandis : le goulag et l’incompétence. En 1965, René Moustard voulait conquérir la mairie de Troyes. Il était à la (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • Jamais si bien servi...
  • 25 juin 2015,
    par LE CAPITAINE TRICASSE
  • Alerte aux diptères suceurs de sang ! Chaque été, les escadrilles bruissantes de moustiques attaquent en piqué. Et voilà qu’au sud les moustiques (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2015 > Juin > N1344 > Tsipras éclaire un autre chemin

Grèce

Tsipras éclaire un autre chemin

jeudi 25 juin 2015 , 273 : visites , par LDA

Le gouvernement Tsipras a présenté lundi à Bruxelles des contre-propositions qui sortent de la logique des mesures néolibérales. Le chemin est étroit et escarpé mais, après des mois de chantage, il est enfin ouvert.

Les eurocrates n’ont eu à la bouche que les mots de renoncement et de concessions, dissimulant mal leur volonté d’humiliation. à les entendre s’égosiller, Alexis Tsipras aurait finalement “capitulé” face aux usuriers qui saignent la Grèce depuis des années, au point de laisser cette fois la “porte ouverte” à un accord. Si le premier ministre grec a en effet formulé des propositions concrètes - qui devront être entérinées par son Parlement -, n’importe quel observateur sérieux doit reconnaître que le ton de ceux qui voulaient mettre à genou le peuple hellène a changé de registre.

Une brèche s’est ouverte
Dans l’âpre négociation en cours, les Grecs ont remporté une première victoire lundi, au terme d’une journée marathon à Bruxelles. Ils ont au moins gagné sur deux terrains. D’un côté, Alexis Tsipras a su déjouer la stratégie de la tension adoptée par la BCE, le FMI et la Commission européenne, avec la complicité d’une pléthore de dirigeants et de médias européens, qui agitaient avec une délectation quasi masochiste le spectre et les implications d’un “grexit”, une sortie de la Grèce de la zone euro. De l’autre, il a imposé aux dirigeants européens la tenue d’une discussion politique au plus haut niveau, alors que ceux-ci déléguaient depuis des mois des “experts” non élus et sans autre mandat de négociation que celui de faire avaler aux grecs, sans discussion, un plan de réformes concocté dans la continuité des mémorandums austéritaires imposés ces cinq dernières années. Si, au moment où ces lignes ont été écrites, rien n’était encore définitif, une chose était acquise, ce sont les propositions grecques qui ont été au coeur des discusions. Une brèche vient-elle de s’ouvrir, alors que depuis cinq mois les institutions européennes refusaient de négocier sérieusement avec un gouvernement grec élu démocratiquement, voulant le forcer à passer sous leurs fourches caudines ?

Bataille courageuse
Le Premier ministre grec a su tenir ferme sur des exigences qui constituaient autant de lignes rouges à ne pas franchir : refus d’augmenter la TVA sur les produits de première nécessité ou de l’énergie, un souhait du FMI... Il a aussi préconisé d’autres sources de recettes, comme le passage de 26% à 29% de l’impôt sur les sociétés et une taxe exceptionnelle de 12% sur les entreprises réalisant des bénéfices supérieurs à 500 000 €. De même, la fiscalité sur les revenus de plus de 50 000 € sera augmentée et celle sur ceux inférieurs à 30 000 € sera abaissée. Cette courageuse et historique bataille au sein de l’Union européenne peut permettre de renverser la logique délétère de l’austérité, qui fonctionne toujours au détriment des plus faibles et au profit des financiers. Dans leur frénésie de destruction des droits, rien n’arrête les puissants. Une preuve supplémentaire ? Pendant que les Grecs jouent leur dignité, cinq présidents des institutions européennes viennent de rendre public un rapport hallucinant afin d’accélérer « l’intégration de la zone euro ». Ces messieurs proposent, dans chaque pays, la création d’« autorités indépendantes de la compétitivité », qui seraient des sortes de “cours suprêmes” réunissant des eurocrates qui disposeraient du droit de vie et de mort sur les budgets nationaux, les finances publiques, etc. Conclusion  : aux côtés des grecs, la résistance citoyenne ne doit pas faiblir.


La bataille courageuse des grecs peut permettre de renverser la logique délétère de l’austérité.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1344

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|