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Assises des services publics

Services publics ? plus et mieux !

jeudi 18 juin 2015 , 231 : visites , par Rémi

Le week-end dernier, Guéret a été le théâtre d’une intense mobilisation et de débats autour de la défense des services publics. Un appel a été lancé pour préparer d’ici 2016 des Assises du service public du XXIème siècle.

7 000 personnes s’étaient données rendez-vous dans la Creuse pour débattre de la richesse des services publics et manifester pour reconquérir ce bien commun. Un appel a été lancé pour « la défense, la reconquête, la réinvention et le développement des services publics », prélude à des assises locales partout en France afin d’aboutir à l’élaboration d’un “manifeste” pour « des services publics créateurs de richesses, au service de la satisfaction des besoins et des droits fondamentaux, de la redistribution des richesses produites et s’inscrivant dans la transition écologique ».

Dogmes imbéciles
Remparts contre la loi de la jungle des “marchés”. Facteurs d’égalité entre les hommes et les territoires, du plus petit village aux quartiers de la grande ville : telle est la vocation des services publics, attaqués de toutes parts depuis de trop nombreuses années. Ils ont à voir avec notre bien-être, notre santé, notre éducation, la possibilité de nous déplacer ou de bénéficier de l’énergie. Communiquer, se loger ou encore accéder à l’information et à la culture, que deviendraient ces droits sans eux ? Biens communs, ils pourraient constituer un atout efficace pour faire reculer la crise et améliorer le sort de chacune et de chacun, si des dogmes imbéciles ne préconisaient pas de les réduire, les dégrader, les anéantir, pour que les sociétés privées se les accaparent afin de grossir toujours plus leurs profits. De « la concurrence libre et non faussée » à « la règle d’or » et aux « services d’intérêt général », la langue bruxelloise ne manque pas d’imagination. Au nom des credos de la « compétitivité », de la « rentabilité » et de « la réduction des déficits publics », on privatise, taille et déréglemente à tout-va. La raison est simple : c’est pour que le capital ponctionne les richesses qui lui sont offertes, en essayant de nous persuader que des services rendus au public peuvent l’être par des entreprises privées.

Mobilisation et convergence
Il y a quelque chose de grotesque à voir le pouvoir, se réclamant encore de la gauche, s’acharner sur notre extraordinaire maillage ferroviaire au profit d’autocars privés, et alors qu’il proclame vouloir faire de la lutte pour la sécurité routière, contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre une de ses priorités ! Au-delà de la SNCF, nous constatons, chaque jour davantage, l’absurdité du « tout-concurrence ». Il a fallu une loi adoptée à l’unanimité, à l’initiative d’André Chassaigne, pour obliger l’entreprise Orange à assurer l’entretien du réseau câblé dont elle se distancie pour investir dans les domaines concurrentiels. Cela prouve que la concurrence ne crée pas les conditions de l’égalité territoriale et encore moins celle des citoyens devant l’accès à des besoins fondamentaux. Disposer de services publics de type nouveau, et surtout démocratisés, ce n’est pas que les concevoir comme des boucliers contre la pauvreté et la précarité, mais aussi comme des issues à la crise, le moyen d’inscrire l’égalité dans l’ensemble du territoire et de bâtir un nouveau projet de développement humain efficace économiquement, écologiquement et juste socialement. En cette année 2015 qui fête les 70 ans de la Sécurité sociale et de l’esprit des Jours Heureux, mobilisation et convergences pour reconquérir et développer les services publics restent donc bien des impératifs.


Facteur d’égalité entre les hommes et les territoires : telle est la vocation du service public.


Élus, usagers et syndicalistes se sont retrouvés à Guéret pour défendre des services publics que le gouvernement s’acharne à démembrer.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1343

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