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18 mesures pour doper... la précarité et rogner les droits des salariés

C’est encore noël pour le medef !

jeudi 11 juin 2015 , 242 : visites , par LDA

Manuel Valls, qui a prétendu vouloir « tout pour l’emploi », vient de faciliter davantage les licenciements et la précarisation du travail dans les TPE/PME. Il sécurise le patronat et précarise les salariés. Le Medef est aux anges.

Sans aucun doute, pour reprendre la formule de Pierre Gattaz lors de l’annonce du pacte de responsabilité, le patronat vit, avec ce quinquennat, un vrai rêve éveillé. Non content d’empocher près de 70 milliards d’€, d’ici 2017, avec la baisse du coût du travail, le Medef vient d’enregistrer une nouvelle victoire avec les annonces faites cette semaine sur l’emploi dans les TPE et PME. Après la simplification du compte-pénibilité, c’est un nouvel épisode du « Plus belle la vie » patronal qui vient d’obtenir gain de cause sur le plafonnement des indemnités prud’homales...

Fuite à marche forcée
Et ce nouveau trophée au tableau de chasse du Medef s’accompagne d’autres : nouveaux allègements fiscaux et sociaux pour « corriger les effets de seuils », CDD renouvelables deux fois au lieu d’une, prime à la première embauche pour les patrons n’ayant aucun salarié... la lecture des dix-huit mesures, annoncées mardi dernier, ne laisse aucun doute : la casse du Code du travail se poursuit dans une fuite en avant à marche forcée. De son côté, le président du Medef offrait dans les échos un florilège de formules ronflantes, telles que « aller vers une culture de confiance et d’incitation », « besoin d’un changement culturel profond », autant de choses que « l’exécutif doit [...] comprendre et arrêter de nous mettre tout le temps des contraintes ». Un message reçu cinq sur cinq par le gouvernement dont l’acte II des lois Macron et Rebsamen n’aura pas déçu M. Gattaz. Au final, Manuel Valls sécurise le patronat et précarise les salariés en renforçant des mécanismes déjà à l’oeuvre qui n’ont en rien créé des emplois mais du chômage. En vérité, dans notre pays, le travail est déjà très fortement flexibilisé et précarisé. Les CDD n’ont jamais été aussi nombreux (87% des déclarations d’embauche, dont 70% pour une durée inférieure à un mois), mais le gouvernement ouvre plus les vannes.

Plan de vol du patronat
Compliqué de se séparer d’un salarié, disent les patrons. Depuis sa création en 2008, plus de 1,8 millions de ruptures conventionnelles ont été enregistrées. Entre 20 000 et 32 000 par mois. Cette rupture est plus utilisée dans les TPE que dans les autres entreprises et elle touche plus particulièrement les salariés seniors. L’annonce sur le renforcement des contrôles permettant de lutter contre le recours aux travailleurs détachés appelle des clarifications. Répondant à une question sur le ciblage du CICE vers les PME et TPE, le premier ministre a utilisé l’esquive après avoir, au congrès du PS, soutenu une motion abordant cette question. Coutumier du fait, François Rebsamen a sorti sa boule de cristal en pronostiquant à 60 000 le nombre d’emplois qui seraient créés par la prime de 4 000 euros pour l’embauche d’un premier salarié. Le gouvernement suit donc le plan de vol qui lui a été remis par le patronat. Mais c’est un tout autre cap qu’il faudrait prendre pour soutenir l’activité des TPE et PME, avec de la visibilité pour leurs carnets de commande d’un côté, et, de l’autre, mettre fin aux pressions des financiers et des donneurs d’ordres. Il s’agit aussi de redonner du pouvoir d’achat aux familles et d’accompagner les TPE-PME en favorisant un financement de leurs investissements matériels, de la recherche et de l’innovation. Le Medef a applaudi Valls et retendu la sébile.


Les CDD n’ont jamais été aussi nombreux mais le gouvernement ouvre plus les vannes.


P.-S.

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