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Romilly-sur-Seine

Une droite bornée qui saccage le social

jeudi 28 mai 2015 , 301 : visites , par Rémi

Alors que chômage et précarité ont pris racine et se développent, le maire de Romilly et sa majorité de droite appliquent leurs choix idéologiques de droite.
Romilly est malade. Malade du chômage (plus de 2 000 privés d’emplois) et de la précarité. Les revenus y sont nettement plus bas qu’au niveau départemental, déjà très en-dessous des indicateurs nationaux. Le revenu fiscal annuel est inférieur de 20% à celui de l’Aube, avec une chute des revenus dans le quartier des Lumières : des ressources inférieures de 24% à la moyenne des quartiers prioritaires. 34% des romillons vivent avec de faibles revenus et, pour 26%, les allocations familiales représentent plus de 50% des ressources.
Monsieur austérité +
Si la crise actuelle et les politiques d’austérité appliquées depuis 2008 y sont pour beaucoup, les choix politiques locaux ne sont pas sans incidence, loin de là. Or, force est de constater que le second mandat d’éric Vuillemin et de sa majorité de droite sera placé sous les mêmes auspices que le premier, et que les familles romillonnes, en particulier les plus fragilisées, vont faire les frais des décisions de celui qui s’est érigé en Monsieur Plus de l’austérité. Le maire de Romilly s’abrite derrière la diminution bien réelle - des dotations de l’état aux communes pour exécuter ses coups bas. Les conseillers municipaux communistes ne lui ont pas emboîté le pas dans cette voie et estiment que d’autres choix pourraient être faits. Baisse des dotations de l’état ? L’explication ne tient plus pour justifier la coupe de 10% dans la subvention municipale au CCAS (- 100 000 euros) alors que l’état a augmenté de 245 000 euros son soutien à Romilly, via la dotation de solidarité urbaine (DSU). La politique actuelle du gouvernement est critiquable et les communistes le font tout en proposant d’autres solutions, mais c’est une bien opportune excuse pour la droite locale qui en profite pour mettre en oeuvre ses choix de régression sociaux et sociétaux.
Antithèse des promesses
Alors qu’à Romilly, au regard de la dégradation du contexte économique et social (où sont les centaines d’emplois promis par le maire ?), il y aurait un devoir moral, pour ne pas dire une urgence, à tout faire pour améliorer le quotidien des romillons, la majorité de droite derrière, son maire, rogne les ailes de l’action sociale et aux moyens du mieux vivre ensemble, à l’accompagnement des jeunes et des anciens à travers l’étranglement financier de la vie associative ou le torpillage du service d’aide à domicile municipal, par exemples. Moins de services, plus chers et donc de plus en plus hors d’atteinte de ceux qui, justement, en auraient le plus besoin. Dans son programme électoral, éric Vuillemin avait promis de « faire encore plus pour notre jeunesse sans oublier les besoins des anciens », de « poursuivre notre politique de subventionnement » et de « soutenir et accompagner financièrement les associations ». C’est aujourd’hui, l’antithèse de ces promesses qui est appliquée et il n’est pas vrai, comme il le soutient, que la commune n’aurait pas de marges de manoeuvre et serait condamnée à de nouvelles coupes sombres, comme il l’a déjà annoncé. Il applique à notre ville les choix idéologiques de l’UMP et sa doctrine libérale.


Dotation de solidarité urbaine : + 245 000 € Subvention municipale au CCAS : - 100 000 €


 

P.-S.

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