« Et par le pouvoir d’un mot, je recommence ma vie, je suis né pour te connaître pour te nommer, Liberté. » Paul Eluard

L'Humeur
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Conte d’après guerre

jeudi 30 avril 2015 , 189 : visites , par Malicette

Il était une fois la guerre et les ennemis cruels étaient venus s’installer chez nous. La terrible Gestapo avait élu domicile au Conservatoire, vaste maison où les chants et les rires avaient fait place aux plaintes, aux pleurs et aux cris. La guerre terminée et les assassins quasiment libres, les survivants vinrent chaque année déposer des fleurs et des discours devant l’immeuble de nouveau musical : « C’est là que nous prenions des coups, c’est là que nous ne lâchions rien. »
Et puis le temps qui défigure tout, amocha sérieusement l’immeuble d’autant qu’on le laissait se dégrader. Un agent immobilier y vit une bonne occasion d’affaires. L’époque était d’ailleurs à la disette pour tous, peuple et communes, mais pas au point, pour un investisseur, de refuser de dépenser cent euros pour en gagner mille. On fit faire une étude mémorielle qui affirma que la Gestapo avait sévi de l’autre côté de la rue. Les anciens Résistants, leurs familles et leurs associations pétitionnèrent et protestèrent. En vain. L’ancien Conservatoire fut vendu, rasé, tondu et une bâtisse moderne s’éleva à la place.
Dix ans plus tard, tandis qu’un historien établissait que les fascistes avaient bien torturé à cet endroit, la nouvelle municipalité confia l’immeuble aux forces nouvelles d’un ordre nouveau, fraîchement élus par des tas d’innocents sans mémoire. Une enseigne fut apposée : « Légion des volontaires français contre le judéo-islamobolchevisme. » L’histoire bégaie quand on baisse la garde.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1336

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