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Examen de la loi Macron au Sénat

la droite veut faire “sauter des verrous”

jeudi 9 avril 2015 , 264 : visites , par Rémi

Depuis le début de semaine, la loi Macron, votée au palais Bourbon par un coup de force du gouvernement, est discutée au Sénat. La droite voudrait une loi Macron++. Seule opposition : les sénateurs du Front de gauche. Voilà bien encore une démonstration
 s’il en était besoin - que la droite, dans le jeu politicien du positionnement en vue de l’élection présidentielle, cherche à reprendre possession du fonds de commerce qui est le sien. Et, à cette fin, sans trop se forcer d’ailleurs, se livre à la surenchère austéritaire et voudrait un patronat servi avec les petits plats dans les grands. On ne saurait, de ce point de vue, rien attendre du nouveau conseil départemental aubois où toute opposition a disparu, sauf à être, à ce niveau, la préfiguration de ce que serait un retour à la tête du pays de l’UMP et de ses satellites. Déjà, François Baroin a donné le “la” en préconisant le retour à 39 heures hebdomadaires de travail payées 35. D’autres lui ont emboîté le pas. En février, la loi Macron avait déclenché à droite une colère de frustration qui s’était traduite par une motion de censure face au passage en force du gouvernement. Car, on ne le dira jamais assez, cette loi recycle les recommandations de Macron- banquier, rapporteur en 2008 de la commission Attali, que Sarkozy n’avait pas osé appliquer. De quoi faire boire à la droite du petit lait tout en tentant de porter le fer plus loin. C’est très exactement ce à quoi elle s’est employée lors de la discussion au Sénat cette semaine. Sans dénoncer la philosophie libérale du texte, elle s’est livrée à des effets tribuniciens, vilipendant les « semblants de réformes » du gouvernement et exigeant de « vraies réformes » qui répondent à tous les desiderata du Medef. Ainsi, l’UMPUDI souhaitent que le entreprises puissent négocier des “accords offensifs” les autorisant à s’affranchir de la durée légale du travail. Si l’on parle de « dérogation », dans les faits ce serait bel et bien la fin des 35 heures. Sujet fétiche du patronat, la question de la modification des seuils sociaux est revenue sur le tapis. La majorité sénatoriale de droite veut aussi pousser les feux sur le travail dominical en levant de nouvelles « contraintes » pour les patrons et propose un allègement de plus de la fiscalité qui favoriserait, selon elle, les entreprises familiales. Certaines de ces mesures sont déjà annoncées dans le prochain projet de loi sur le travail du ministre François Rebsamen. C’est à qui ira le plus loin en premier ! Au cours du débat, où les élus de la majorité gouvernementale semblaient fort embarrassés d’avoir à s’opposer à la droite, seuls les sénateurs Front de gauche ont fait preuve de leur détermination contre cette loi. Ils ont déposé 480 amendements. De cette discussion, restera le symbole d’un texte libéral, rédigé par un ministre “socialiste”, passé aux forceps faute de majorité à l’Assemblée nationale et voté largement par un Sénat de droite. Une majorité à laquelle appartiennent les trois sénateurs de l’Aube : François Baroin et Yann Gaillard pour l’UMP et Philippe Adnot, roi cumulard d’une assemblée départementale godillot.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1333

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