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Trains d’équilibre du territoire (“Intercités”) - Ligne Paris-Troyes-Belfort

50% DES TRAINS EN MOINS ?

jeudi 2 avril 2015 , 357 : visites , par Rémi

Un rapport confidentiel de la SNCF préconise de supprimer plus de la moitié des trains intercités sur le territoire national. La ligne Paris- Troyes-Belfort sera impactée lourdement si ce projet est mis en oeuvre.

Un véritable “massacre à la tronçonneuse” ! Sur 300 trains d’équilibre du territoire (TET), la SNCF préconise d’en supprimer 160, soit plus de la moitié. Et l’hécatombe ne s’arrête pas là, puisque les 20 trains de nuits, existant encore à l’heure actuelle, seraient supprimés, soit au total 180 trains nationaux, ainsi que nombreux arrêts, partiellement ou totalement. C’est un détricotage en règle du service public national dans la logique libérale de Bruxelles, de la loi Macron, ouvrant au privé le transport par autocar, et l’abandon de pans entiers du territoire national.

UN RENONCEMENT ET UN RECUL
La ligne Paris-Troyes-Belfort se verrait amputée de 12 trains par jour, passant de 26 (30 en 2011) à 14 (- 46%) et Paris-Belfort verrait son offre réduite de moitié en passant de 8 à 4 trains. Sur cette ligne n°4, seraient, de plus, supprimés 50% des arrêts à Nogentsur- Seine et Romilly-sur-Seine. Il n’y aurait plus de trains directs entre Paris,Vendeuvre, Bar-sur- Aube et Langres (changement à Troyes), les directs Paris-Chaumont passeraient de 20 actuellement à 6 et ceux à destination de Culmont-Chalindrey de 14 à 2. Pierre Mathieu, vice-président de la Région chargé des transports, s’est dit “outré” par ces intentions que la SNCF souhaitait garder confidentielles et a aussitôt réagi afin de sensibiliser les usagers, tant au niveau national que régional et du département : « Des habitants [vont] travailler tous les jours à Paris. Si on supprime leurs arrêts, on abandonne ces populations. [...] C’est un renoncement et un recul de la politique d’aménagement du territoire ». Dès mardi au Sénat, l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), avec les groupes parlementaires, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle ont été dévoilés les aspects néfastes de ce qu’ils jugent être « un retrait massif de l’état ».

LOGIQUE COMPTABLE
Si notre département sera, avec la ligne n°4, fortement impacté si les intentions de la SNCF se traduisent en décisions concrètes, c’est la totalité du territoire national qui sera touchée. Bien évidemment, le rapport de la SNCF s’appuie sur la logique comptable pour justifier la casse du service ferroviaire national et invoque des coûts trop élevés avec des taux de remplissage, selon elle, insuffisants. Les trains Intercités desservent aujourd’hui 335 villes sur 35 lignes, annuellement empruntées par près de 32,5 millions de voyageurs. Fin avril, la “commission Duron”, chargée par le gouvernement de réfléchir aux conditions du renouvellement de la convention état-SNCF, rendra ses conclusions. Une commission où le travail semble se faire dans l’opacité. En témoignent, les préconisations “confidentielles” de la SNCF et une mise à l’écart des régions, pourtant concernées, et que dénonce Jean-Michel Bodin, viceprésident de la Région Centre : « les discussions se font en catimini [...]. Les régions ne sont pas informées... Or, quatres lignes sont concernées dans ma région. Les collectivités doivent subir les décisions prises au sommet : c’est scandaleux ! ». Enfermée dans une logique comptable, la SNCF préfère réduire son offre et amputer le service public plutôt que de réfléchir à des nouveaux financements. Une même logique que les hôpitaux avec un même résultat.


De 26 par jour actuellement, la ligne nationale Paris-Troyes-Belfort passerait à 14 trains !


 

P.-S.

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