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Nouvelles règles d’indemnisation du chômage depuis le 1er octobre. Les pièges d’une convention scélérate

jeudi 11 décembre 2014 , 169 : visites , par Rémi

Plusieurs milliers de privés d’emplois ont manifesté, le 6 décembre à Paris, pour le droit au travail, contre la stigmatisation dont ils font l’objet et les conséquences de la nouvelle convention Unedic.

Une partie du cortège avait décidé de se rendre aux états généraux du Parti socialiste qui planchaient sur une “charte pour le progrès humain”. Ils ont été réfoulés par le service d’ordre et une soixantaine d’entre eux ont été conduits au poste de police où, selon la coordination, s’est déroulé un “dialogue à coups de taser”. Le spectre de Jules Moch qui, en 1948 faisait tirer sur les grévistes, hante toujours le PS.

Tirer la sonnette d’alarme
Pour les organisateurs de la manifestation, il s’agissait de tirer la sonnette d’alarme face à une politique qui, depuis deux ans, est un échec. Alors que les aides publiques coulent à flots dans les caisses patronales, avant de passer dans les poches des actionnaires, le chômage continue de progresser. Il y a le CICE, il y a aussi les “réductions Fillon” de cotisations patronales sur les salaires inférieurs à 1 500 euros qui représentent un manque de recettes dans les caisses des organismes sociaux de plusieurs milliards d’euros chaque année. Les cotisations patronales n’ont cessé de baisser, à tel point que certains salariés paient plus de cotisations salariales que leur employeur de cotisations patronales ! Premiers touchés par les choix politiques d’avant et après les élections présidentielles de 2012, les chômeurs dont le nombre de cesse d’augmenter - signe patent de l’échec des politiques d’assistanat d’état au grand patronat sont pourtant toujours désignés comme les principaux fautifs de leur situation qui coûterait cher à la Nation. Un comble, mais un discours hautement idéologique de l’ultralibéralisme qu’a repris à son compte le pouvoir actuel. La nouvelle convention Unedic en témoigne.

Pâté d’alouettes
Signée le 22 mars par les syndicats CFDT, FO et CFTC, actuellement contestée en justice par les associations de chômeurs et la CGT, elle prévoit 830 millions d’euros d’économies. Certaines mesures, telles que les droits rechargeables ou le cumul salaireallocations de chômage, avaient même été présentées comme un progrès. Il semble que cela soit tout le contraire, en particulier pour les travailleurs précaires qui voient leurs allocations baisser du fait des nouveaux calculs. 1,7 millions de personnes cumulant un petit job et une indemnisation sont touchées par cette refonte, qui a induit des baisses de ressources importantes. Il en va de même pour les “droits rechargeables”, un pâté d’alouettes vendu comme une grande avancée qui s’est avéré être un piège pour les chômeurs. Décrypter la complexité des nouvelles règles d’indemnisation, entrées en vigueur le 1er octobre, est aussi un véritable casse-tête pour les personnels de Pôle emploi, qui n’ont reçu qu’une rapide formation de trois jours, voire seulement deux. Un certain nombre d’entre eux ont d’ailleurs manifesté avec les privés d’emplois pour dénoncer la forte pression aux “résultats” à laquelle ils sont soumis.


La convention Unedic prévoit 830 millions d’€ d’économies sur les droits des plus précaires.


 

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1316

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