“Les marchés financiers n’ont que faire de la couleur politique des dirigeants des pays : ce qui compte, à leurs yeux, c’est le respect du programme économique.” Sous-commandant Marcos

L'Humeur
  • Vivent les poilus !
  • 20 novembre 2014,
    par Malicette
  • On ne peut pas dire que les poilus de 14 soient oubliés. Chaque commune recherche leur histoire personnelle. On salue l’héroïsme de ceux qui suèrent sang et boue, ceux qu’on fit massacrer comme veaux à l’abattoir. à cette époque, la guerre était le seul (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • Révisionnistes par omission
  • 20 novembre 2014,
    par LE CAPITAINE TRICASSE
  • Deux dates historiques début novembre : l’une rappelée à grand fracas médiatique (la chute du “mur”, le 9 novembre 1989), l’autre oubliée (la Révolution (...)

  • Lire la suite
1 Clic une Claque
  • DU BEURRE DANS LE CAVIAR...
  • jeudi 20 novembre 2014, par Rémi
  • François Baroin a une nouvelle casquette : avocat “of counsel” au cabinet Szpiner. C’est quoi un avocat “of counsel” ? C’est un consultant-expert (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2014 > Novembre > N1313 > Prestations sociales 9,9 milliards d’euros non distribués

Prestations sociales 9,9 milliards d’euros non distribués

jeudi 20 novembre 2014 , 144 : visites , par Rémi

Culpabilisation, regards suspicieux, découragement face aux démarches... Le non-recours de bénéficiaires potentiels à des prestations permet à l’État d’économiser près de 10 milliards d’euros.

Haro sur les tricheurs qui profiteraient du RSA, des allocations de chômage, de la CMU (couverture maladie universelle)... Le gouvernement a entonné la chansonnette de Sarkozy. Parlons donc chiffres. La fraude aux prestations sociales représente 0,9% des prestations versées, soit 4 milliards d’euros. La fraude patronale aux cotisations sociales est évaluée entre 20 à 25 milliards d’euros, 5% des cotisations et contributions sociales. Cette logique du bouc émissaire, ciblée sur les plus faibles, masque un fléau de taille qui pèse beaucoup plus lourd que la fraude : le non-recours aux aides sociales par les personnes y ayant droit, enfermant ces dernières dans une exclusion parfois sans retour. Ainsi, ATD Quart Monde chiffre, dans un “livre blanc” paru en octobre, à 5,2 milliards d’euros, chaque année, le RSA qui n’est pas versé à ses destinataires, auxquels s’ajoutent 4,7 milliards pour des prestations familiales. Des données que confirment d’autres études. Phénomène identique pour la CMU : un ayant droit sur quatre n’en dispose pas, soit 1,5 million de personnes. Le taux de non-recours atteint même 60% dans le cas de l’aide médicale d’état (AME) pour les étrangers en situation irrégulière. Manque d’information, complexité des démarches ? Alors que le gouvernement s’est fait le champion d’une “simplification administrative” qui sert bien le Medef, le “parcours du combattant” pour accéder aux aides ne serait-il pas un bon moyen pour faire baisser la demande sociale ?

FLICAGE EN RÈGLE... ET SÉLECTIF
Lors de l’examen de la loi de financement de la Sécurité sociale, un député UMP a fait voter un amendement instaurant l’échange automatique des informations sur les prestations versées entre l’ensemble des différents organismes sociaux et le recoupement avec les données du fisc. Un flicage en règle. Curieusement, la mesure épargne la fraude sociale patronale sur les cotisations sociales qui a doublé en huit ans, selon la Cour des comptes, pour atteindre 20 à 25 milliards d’euros par an, soit deux fois le déficit annuel de la Sécurité sociale. Quant à la fraude fiscale, qui représente 60 à 80 milliards, du fait des gens riches et des entreprises, le gouvernement brasse beaucoup de paroles mais le bilan reste maigre. Si malades, chômeurs ou personnes en précarité fraudent peu, celle des fortunés est d’une autre envergure et bien de nature, elle, à plomber les comptes de la Nation. Un état de fait scandaleux et qui rend caduc le discours dominant selon lequel l’état serait au bord de la faillite et qu’il faudrait diminuer les dépenses utiles, ce que fait, à la hache, le gouvernement. L’assisté, le “parasite” social, ce ne sont ni le chômeur - qui n’a pas demandé à le devenir -, ni le bénéficiaire des prestations sociales ou de maladie. Ce sont les actionnaires qui pillent les richesses du pays.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1313

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|