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Un hold-up sur la politique familiale . La petite enfance va trinquer

jeudi 26 juin 2014 , 221 : visites , par LDA

Deux milliards d’euros : c’est le montant que la direction de la Sécurité sociale veut supprimer d’ici à 2017 au fonds qui finance l’action sociale à destination des familles.
Les familles paient un lourd tribut au pacte de responsabilité du gouvernement. Du fait des nouvelles exonérations concédées au patronat, à la baisse attendue des recettes des cotisations sociales et familiales, la branche famille de la Sécu devrait être de plus amputée de deux milliards d’euros. Le 20 mai dernier, il a été annoncé au directeur de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) une baisse des dotations allouées au Fonds national d’action sociale qui finance, notamment, les partenaires assurant des services aux familles et des équipements tels que les crèches. Le prétexte invoqué pour le sabrage est qu’en 2013 une partie des sommes n’a pas été utilisée. Ce qui a fait bondir Michel Coronas, administrateur CGT de la Cnaf, qui a rappelé qu’en 2013 avait eu lieu la renégociation de la COG 2013-2017 (Convention d’objectifs et de gestion), gelant toute dépense. Très concrètement, d’ici à 2017, c’est 1,943 milliard d’euros qui sera ainsi soustrait. Et c’est le secteur de la petite enfance qui est particulièrement touché avec un recul significatif du soutien financier de la Cnaf aux projets publics ou associatifs. Alors qu’entre 2001 et 2013, le coût de création d’une place nouvelle de crèche a connu une hausse de 89,8%, liée à l’augmentation des prix fonciers et de construction, la part de subvention du Fonds national d’action sociale dans le coût total des travaux de création a baissé, pour cette même période de 36,8% à 25,6%. Une diminution qui va donc s’accentuer.

RETOMBÉE TOXIQUE
Secrétaire d’état à la famille, Laurence Rossignol s’est voulue rassurante le 10 juin, lors de la dernière réunion du conseil d’aministration de la Cnaf. Mais les chiffres ont la vie dure et l’exercice qui consiste à prétendre faire mieux avec moins a fait long feu. Cette baisse est une retombée toxique du pacte de responsabilité et de ses nombreux cadeaux au patronat. Au même titre que la santé, la politique familiale est devenue la cible privilégiée du plan d’austérité du gouvernement. Alors que le patronat jubile, la loi santé qui vient d’être présentée et sera discutée début 2015, quand le carcan financier du plan Valls et ses quelques 25 milliards d’économies sur la santé et la protection sociale aura été mis en musique dans les lois de financement de la sécurité sociale, prolonge les principales mesures de la loi Sarkozy- Bachelot. Là encore, nous sommes très loin du compte, loin de répondre aux besoins réels, tant le projet est solidement arc-bouté sur les règles comptables austéritaires de la Commission européenne qui ont fait le lit des réformes régressives et antisociales de la droite. Alors qu’une politique de santé publique et familiale, à la hauteur des défis du XXIème siècle, nécessiterait une ambition et les moyens de l’atteindre, le gouvernement s’applique à la réduire à une peau de chagrin.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1292

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