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Vote de la confiance, “feuille de route” du gouvernement la valse des cadeaux au patronat

jeudi 10 avril 2014 , 136 : visites , par JPC

La “confiance” votée sans surprise mardi ne masquera pas la défiance généralisée que le peuple de gauche a exprimée en s’abstenant massivement aux municipales. Les députés du Front de gauche ont voté contre l’hyper-austérité.

On peux penser qu’en sanctionnant y compris les listes aux municipales qui portaient un véritable projet de gauche apte à répondre à leurs attentes, les électeurs se sont tiré une balle dans le pied. Cela étant, leur vote ou non-vote est un appel au secours devant les montagnes de difficultés auquelles la masse des gens est confrontée : le chômage, les salaires de misères, l’impossibilité de se soigner de se loger, de vivre même dans la dignité touche un nombre de personnes jamais égalé. 25% des SDF ont un emploi ; pendant ce temps, le CAC 40 explose.

UNE IDÉE FIXE à un appel à plus de justice sociale, Hollande a répondu par la nomination du plus droitier des socialistes, Manuel Valls. Son discours de politique générale devant l’Assemblée Nationale a été sans surprise. Il a fait semblant, dans le début de sa déclaration, de porter une analyse lucide sur la grave crise sociale et démocratique qui secoue notre pays au sortir de la séquence électorale qui vient de s’achever. Mais le Medef a vite été rassuré, car Valls n’a répondu ni aux attentes, ni aux besoins des citoyens qui ont, chacun à leur façon, exprimé leur refus de l’austérité. Son discours était construit pour nous faire accepter ou tenter de nous convaincre que les sacrifices d’aujourd’hui seront récompensés demain. Un discours qui se résume à une idée fixe : baisse du “coût” du travail. Jamais, il n’a évoqué le “coût” du capital avec ses milliards de dividendes et d’actions qui partent dans la poche des actionnaires, ou encore la fuite des capitaux dans les paradis fiscaux. Tout son exposé a consisté à faire accepter à nos concitoyens l’idée que la France doit s’insérer dans la dure guerre économique que se livrent les marchés financiers et les entreprises à l’échelle mondiale. Et surtout, il enferme son action dans l’étau austéritaire du programme de stabilité européen.

LE PACTE DE CONNIVENCE
Il défend le “pacte de responsabilité” qui n’est rien d’autre qu’un pacte de connivence avec les puissances de l’argent, puisque trente milliards d’€ seront pris directement dans le portefeuille des salariés et des assurés sociaux pour aller remplir la tirelire déjà bien pleine du grand patronat. De surcroît, le Premier ministre enfonce le clou, en proposant d’exonérer de toutes cotisations patronales, les salaires au niveau du Smic au 1er janvier 2015. Autrement dit, il vient de niveler les salaires par le bas en décourageant toute embauche avec un salaire supérieur au Smic, tuant tout espoir d’augmentation pour l’ensemble des salariés payés au salaire minimum. à cela, s’ajoute la suppression des impôts sur la production avec une baisse de la fiscalité de 33% à 28 % sur les plus values et sur les profits, contrairement aux impôts sur la consommation, notamment la TVA et la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), qui ont augmenté et qui touchent le plus grand nombre. André Chassaigne, député et président du groupe du Front de gauche à l’Assemblée, y voit une aggravation de la rupture avec les attentes populaires, avec des réponses qui : « ne sont pas à la hauteur de la souffrance sociale et de la détresse des Français ». La restructuration et la refondation de la gauche, en termes de projet et de rassemblement, est donc plus que jamais d’actualité.


à l’appel à plus de justice sociale, Hollande répond par la nomination du plus droitier des socialistes.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1281

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