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Fête de l’Humanité : Poings levés et mains tendues

jeudi 19 septembre 2013 , 232 : visites , par Rémi

Le mécontentement contre le gouvernement et l’envie de se rassembler pour un nouveau cap à gauche ont été au coeur de la Fête qui a réuni 470 000 participants le week-end dernier.

Et bien non. La météo mi-humide mi-mouillée des deux premiers jours de la fête n’a pas douché les volontés d’y participer. Fidèle à sa réputation, ce grand happening populaire a tenu toutes ses promesses et étalé toute la richesse d’un peuple de gauche debout, et prêt à la longue marche pour changer de cap en France.

CHAMBRE D’ÉCHO DU MONDE
Chambre d’écho du monde où les marcheurs contre les expulsions locatives en Espagne coudoient les salariés de Sanofi, où quelques dizaines de mètres séparent les progressistes de Grèce de ceux d’amérique du sud, où une bolivienne convie une palestinienne à une danse impromptue au son des quenas andines. Le soleil brillait dans les coeurs. Mais le vent des attentes sociales insatisfaites balayait les allées. Il n’y avait qu’à lever les yeux vers les frontons des stands. Nous ne critiquons pas le gouvernement, animés par on ne sait quelle posture obsessionnelle de contradiction, a précisé en substance P. Laurent, mais parce que nous n’avons pas renoncé au changement, et parce que, pour réussir enfin ce changement, nous avons la ferme détermination de rassembler toutes les forces et toutes les énergies de progrès. Dans son discours de clôture, le secrétaire national du PCF, estime que les élections municipales seront « déterminantes parce qu’elles peuvent changer la vie de millions de gens. [...] La seule alliance qui vaille est celle qui permet à des familles de se loger, à des enfants de recevoir une bonne éducation, à des citoyens d’être protégés par de bons services publics. » Pour le Parti communiste, le camp est déjà choisi, c’est « celui de l’intérêt général pour protéger et servir le peuple français. »

DANS LA RÉALITÉ
La Syrie, mais aussi la situation en Europe, au Proche et au Moyen-Orient ont été évoquées. Autant d’endroits où, comme cela fut dit au cours d’un débat, le système dominant « à des degrés divers et sous de multiples formes » pèse de tout son poids en soutenant ici les pires formes d’obscurantisme et là les despotismes les plus réactionnaires. Alors que Fillon décrétait la fin du “cordon sanitaire” entre l’UMP et le FN, au stand du Forum social, on réfléchissait à enrayer la montée de l’extrême droite. En France, « le Front national progresse régulièrement depuis 1984, date du tournant de la rigueur » pris par le 2ème gouvernement Mauroy, rappelait une intervenante. Autre sujet dans tous les esprits : les retraites. « Attaquer les retraites comme on nous le propose, je le dis clairement : c’est du vol », considère Pierre Laurent. Une opinion partagée par les nombreux signataires des cartes pétitions adressées au président de la République. Internationaliste et ancrée des deux pieds dans la réalité concrète et quotidienne, la fête de l’Humanité 2013, avec l’affluence qu’elle a connue, est un signe des attentes fortes à gauche qui, peu à peu, convergent pour construire un grand rassemblement pour changer de cap.


“Attaquer les retraites comme on nous le propose, je le dis clairement : c’est du vol.”


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1252

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