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Budget 2014. Pas de “pause fiscale” pour les ménages

jeudi 12 septembre 2013 , 229 : visites , par LDA

Ralentissement de la fiscalité en 2014 ? Une réalité pour les entreprises. Mais pour les ménages, les prélèvements fiscaux vont s’alourdir, comprimant davantage des budgets déjà bien mis à mal.

La ligne budgétaire est lancée. Après le “ras-le-bol fiscal”, accrédité par le ministre de l’économie, puis la “pause fiscale” revendiquée par F. Hollande, le ministre du budget, Bernard Cazeneuve confirmait, la semaine dernière, les intentions du gouvernement d’aller « vers la stabilisation de la pression fiscale ». En fait, ces annonces s’inscrivent dans la ligne des recommandations du FMI, évoquées dans nos colonnes, il y a quelques semaines (Cf. DA n° 1247). Moins de hausses d’impôts, mais seulement pour les entreprises, car pour ce qui est des ménages, la facture sera salée. Comme l’illustre la réforme des retraites en préparation. La hausse des cotisations de retraite des entreprises (de 0,3 % d’ici à 2017) sera équilibrée par une baisse des prélèvements sociaux destinés à la branche famille. C’est donc une opération blanche pour le patronat. En revanche, le ministre vient également d’annoncer la suppression des réductions d’impôt dont bénéficiaient les parents avec des enfants scolarisés dans l’enseignement supérieur. S’y ajoutera la hausse de la TVA, prévue pour financer le crédit impôt-compétitivité accordé aux entreprises de 20 milliards d’euros. Le taux normal passera de 19,6% à 20%, et un taux intermédiaire (qui concerne en particulier les travaux à domicile et les transports collectifs) passera de 7% à 10%. S’y ajoutera la future contribution énergie-climat qui taxera l’ensemble des consommations énergétiques, à l’exception des énergies renouvelables. Et ce n’est pas tout. Les réductions de déficits, promises par le gouvernement à Bruxelles, seront réalisées sur les dépenses avec une baisse de 14 milliards d’euros, dont une réduction de 1,5 milliard de la dotation aux collectivités territoriales. Si le ministre Bernard Cazeneuve dit ne pas vouloir être le « ministre des impôts  », cela concerne un “échantillon” très ciblé dont la sébile continue d’être généreusement remplie, alors que le panier de la ménagère se vide. Esquivant tout débat sur les questions de la dette et d’une répartition plus juste socialement, et économiquement plus efficace, le gouvernement reste campé sur les choix libéraux. Ce week-end, à la fête de l’Humanité, le débat qu’il refuse aura pourtant lieu.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1251

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