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Le patronat se frotte déjà les mains

Réforme des retraites

jeudi 8 août 2013 , 201 : visites

Le gouvernement multiplie les ballons d’essai sur le financement des retraites, annonçant une hausse “incontournable” de la CSG. Une perspective qui réjouit par avance le patronat.

Existerait-il donc des dispositifs « plus de gauche » s’opposant à d’autres “moins de gauche”, autrement dit pour les seconds quasiment de droite ? Qu’il y ait plus ou moins de gauche dans la prochaine réforme des retraites ne modifie en rien l’affaire car, au fond, elle s’inscrit dans la même logique que celle de Sarkozy, contre laquelle le Parti socialiste tirait - à juste titre - à boulets rouges, il y a à peine trois ans de cela. à suivre cette logique, une augmentation du taux de la CSG serait « plus de gauche » que celle de la TVA. Curieuse logique gouvernementale pour faire avaler le mauvais en brandissant le pire. Avec, en toile de fond, des chiffrages de fin du monde et un trou abyssal (20 milliards pour l’ensemble des régimes de retraites d’ici à 2020), l’idée de relever la CSG trotte dans les têtes des dirigeants et ministres socialistes ; idée à en croire Marisol Touraine, ministre de la santé (6ème plus fortunée du gouvernement avec 1,44 million d’euros de patrimoine), qui a « une forte cohérence ». Une cohérence bien à droite puisqu’elle était déjà dans le rapport Gallois sur la compétitivité, avalé tout cru par le gouvernement, puis dans le rapport Moreau remis en juin dernier au gouvernement. En fait, c’est bel et bien le Medef qui se frotte les mains. Dans un savant théâtre d’ombres, le patronat accepterait un relèvement symbolique des cotisations en contrepartie de l’augmentation de la CSG, et donc d’une diminution croissante du financement des retraites par les entreprises. Une hypothèse qui confirme l’intention de F. Hollande de ne pas mettre à contribution les revenus de la finance, alors que les français y sont largement favorables. Il demeure aussi sourd aux solutions alternatives portées par les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et plusieurs collectifs citoyens, politiques et étudiants. Faute de voir leurs inquiétudes et leurs propositions entendues, ces organisations rappellent leur mot d’ordre du 10 septembre prochain pour « une grande journée de manifestations et de grèves interprofessionnelles pour nos salaires, nos emplois et notre retraite ». Mot d’ordre, si aucune avancée “bien de gauche” n’intervenait d’ici là, que le Parti communiste appelle à suivre massivement.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1246

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