“Aujourd’hui, quand vous vivez dans une famille ouvrière, vous avez peur que vos enfants tombent dans la misère. Pourquoi ? Parce que la politique actuelle contribue à accumuler des richesses.” Pierre Laurent

L'Humeur
  • L’homme nouveau
  • 27 juin 2013,
    par Guy Cure
  • Il y avait des géraniums dans les bacs à fleurs installés par la municipalité. Quelqu’un les a piqués. Pour participer au concours des maisons fleuries ? Les employés communaux en ont repiqué d’autres. Qui ont disparu la nuit suivante. Il est regrettable (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • Accident... avec préméditation
  • 27 juin 2013,
    par LE CAPITAINE TRICASSE
  • Culotté le préposé aux finances de l’ex-maire PRG de Romilly, Michel Cartelet. Il vient d’inventer l’accident... avec préméditation. Pierre dichamp (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2013 > Juin > N1240 > Le gouvernement entend ne rien changer

Le gouvernement entend ne rien changer

Conférence sociale des 20 et 21 juin

jeudi 27 juin 2013 , 268 : visites , par LDA

À l’issue de la deuxième conférence sociale, le gouvernement tient le cap avec une réforme à la hussarde des retraites. Pour le reste, il a multiplié les mesurettes, “observatoires” et “concertations”.

« Je ne regrette pas d’avoir appelé les salariés à se mobiliser en septembre », déclarait à l’issue de la conférence sociale le secrétaire général de la CGT, T. Lepaon. Peu utile, à côté des vrais sujets, manque d’élan... le moins que l’on puisse dire, c’est que les appréciations, côté syndical, ont été plus qu’attentistes face à un gouvernement qui annonce des mesurettes et multiplie les sinuosités pour éviter d’aborder les problèmes de fond.

MIRAGES ET PANSEMENTS
Opérations de com’ et envolées lyriques ont constitué l’essentiel de la déclaration du 1er ministre, mais pour le concret, il faudra encore attendre. Ainsi, cette “belle et ambitieuse” réforme de la formation professionnelle où le loup sort du bois puisqu’il s’agit de « faire de la formation un levier de compétitivité  » pour les entreprises. Silence sur les aides publiques au patronat. Au moment même où il vient d’annoncer aux fonctionnaires la poursuite du gel des salaires en 2014, il promet la création d’un « observatoire sur les rémunérations » ! Quant à la réforme des retraites, des concertations débuteront début juillet pour aboutir à un projet de loi qui devrait être déposé au Parlement à la mi-septembre. La patronne des patrons, Laurence Parisot, forte du soutien de Bruxelles, estime, sur le financement de la protection sociale, qu’il faut « repenser l’assiette de calcul [des cotisations] pour reconquérir des parts de marché ». On voit bien où elle veut en venir, ayant déjà obtenu gain de cause lors de la 1ère conférence sociale, avec la logique de compétitivité et la pluie d’argent public sur les entreprises, avec les vingt milliards d’euros de crédit d’impôt. Au final, étant donné que, pour le gouvernement, il est inconcevable de changer de politique économique, toutes les annonces faites apparaissent pour ce qu’elles risquent d’être, des mirages ou, au mieux, des pansements.

ESCAMOTAGE ET ESQUIVE
Aborder les questions de l’emploi, des salaires, de la protection sociale... pose celle plus globale de la politique sociale et économique mise en oeuvre et des logiques qui la sous-tendent. Ayant rallié avec armes et bagages les dogmes néolibéraux qui saccagent l’Europe, les “Hollandréous” qui dirigent notre pays n’ont que l’escamotage des problèmes et l’esquive pour reporter à la semaine des quatre jeudis les changements promis. Cette deuxième conférence sociale est une montagne qui a accouché d’un souriceau. Le chômage explose, les grèves gagnent en intensité : en l’espace de deux semaines, les aiguilleurs du ciel, les salariés de la santé, de La Poste, et les cheminots ont exprimé leur colère. La sanction des urnes est tombée à chaque élection partielle. Pas de quoi ébranler François Hollande qui persiste à maintenir le cap. A-t-il d’ailleurs vraiment le choix après s’être livré pieds et poings liés aux pieds de la chancellière allemande ? La mobilisation sur les retraites, pour l’emploi et les salaires est le défi majeur à relever dans les prochaines semaines.


Cette seconde conférence sociale est une montagne qui a accouché d’un souriceau.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1240

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|