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La santé au coeur d’échanges fructueux

Romilly : 3ème débat citoyen pour construire un projet municipal

jeudi 27 juin 2013 , 229 : visites

Après les transports, l’eau, la santé a été le sujet d’un débat organisé par Pierre Mathieu et Joë Triché, auquel a participé Jean-Luc Gibelin, responsable au PCF de la santé et de la protection sociale.

Comme a tenu à le rappeler Pierre Mathieu, en ouverture de ce débat, où l’on retrouvait dans l’assistance les docteurs Mignot et Omoury, cette initiative s’inscrivait dans un très long combat des communistes romillons, mené bien sûr avec d’autres, pour la défense de ce pôle de santé de proximité. Un combat qui remonte, en effet, aux années 1970 où, sous la houlette de Maurice Camuset, alors maire, l’objectif était d’obtenir la construction d’un nouvel hôpital, toujours refusé par la droite aux affaires. Il aura fallu attendre 1982 pour qu’un ministre communiste, Jack Ralite, donne le feu vert à la réalisation de cet équipement, indispensable pour notre bassin de vie. Par la suite, d’autres actions, rassemblant des milliers de personnes, ont été organisées  ; pour la création de postes à l’hôpital ou la sauvegarde de la chirurgie, alors menacée de disparition.

DOUBLE OBJECTIF
La réunion du 19 juin avait un double objectif. Faire l’état des lieux de la situation et poser les bases d’une réflexion visant à définir une politique de santé publique à l’échelon local. Bien entendu, il ne s’agit pas d’inverser les rôles et les responsabilités en laissant à penser que tout cela dépendrait d’un conseil municipal. Non, les questions de santé et de la protection sociale sont, et doivent, rester du domaine de l’état qui doit mettre les moyens et ne plus les considérer comme des “coûts” à réduire. Cela passe par l’abrogation de la loi HPST, dite loi Bachelot, ex-ministre de Sarkozy, toujours en vigueur malgré le changement de président et de majorité parlementaire en 2012. Mais, dans le même temps, un conseil municipal pourrait-il se désintéresser de l’état sanitaire de sa population, surtout à un moment où le chômage est devenu un fléau avec un développement de la pauvreté qui conduit de plus en plus de familles à renoncer à se soigner ? Une situation qui touche beaucoup les jeunes et, plus particulièrement, les étudiants sans couverture sociale. Ainsi, les élus locaux doivent être au diapason des préoccupations de la population pour intervenir auprès de l’état, via l’Agence régionale de santé, de sorte que les moyens nécessaires soient accordés et pour construire des actions spécifiques à notre territoire.

MANQUE D’ATTRACTIVITÉ
Manque de personnel et de spécialistes à l’hôpital de Romilly, prévention, fermeture du service moyen séjour, désertification médicale... ont été abordés au cours des échanges. Le Dr Mignot y a aussi exposé le projet de santé de la future maison médicale, censée faire face au départ à la retraite de médecins généralistes. Ils étaient 13 à Romilly, pour passer à 11 actuellement et 6 dans les quelques années à venir. Il a d’ailleurs indiqué qu’il n’était pas sûr de la réussite d’un tel projet et que, si tel devait être le cas, il faudrait le faire évoluer vers un centre de santé municipal. Un type de structure qui semble aujourd’hui attirer les nouveaux praticiens, comme cela est démontré partout où il s’en crée. Pour sa part, le Dr Omoury, après s’être félicité de la teneur des débats, déplore le manque d’attractivité qui constitue une réel handicap à l’installation de spécialistes à Romilly. Former davantage de médecins, abrogation de la loi Bachelot, faire cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques, développement de l’emploi avec de bons salaires, tout cela génèrerait davantage de cotisations pour la Sécurité sociale, comme l’a rappelé Jean-Luc Gibelin, responsable au PCF des questions de la santé, en insistant sur le besoin de transparence dans la gestion des fonds de l’Agence régionale de santé qui, rappelons-le, proviennent pour l’essentiel de la Sécurité sociale, donc de nos cotisations. En conclusion de ces échanges fructueux, Pierre Mathieu a invité les participants à investir les ateliers thématiques, dont celui de la santé. « Ils sont à la disposition de toutes celles et ceux, sans autre engagement, qui veulent apporter leur pierre à la construction d’un projet municipal, relais des préoccupations des habitants de Romilly  » a-t-il déclaré.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1240

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