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Le grand plongeon antisocial

Dérives autoritaristes, nouvelles mesures d’austérité...

jeudi 25 avril 2013 , 208 : visites , par Rémi

Record d’impopularité sous la Vème République pour F. Hollande. Sourd à la contestation de sa politique, le gouvernement étouffe le débat sur l’ANI au Sénat et prépare de nouvelles coupes budgétaires.

Triste record que l’impopularité (75%) d’un président de la République, onze mois après sa prise de fonctions. Plutôt que d’en tirer les enseignements, le gouvernement a préféré recourir au coup de force contre les sénateurs communistes, et une partie des sénateurs socialistes et écologistes pour faire adopter l’ANI. Le 1er ministre avait déclaré peu auparavant : “il n’y a pas d’alternative à notre politique”. C’est l’exacte traduction du credo de Margaret Thatcher : “there is no alternative”.

UN TRÈS MAUVAIS SIGNAL
Qu’est-ce à dire ? Qu’il n’y aurait pas d’alternative à l’austérité, décrétée unique potion à faire absorber par des millions de français et d’européens ? La faille, ouverte très tôt entre le gouvernement et son électorat de gauche, continue de s’élargir, acculant ce dernier à des actes d’autoritarisme pour satisfaire les marchés financiers et les agences de notation. En cherchant la confiance de ces derniers, c’est la confiance du peuple qu’il a perdu. Ce n’est pas la Bourse qu’il faut rassurer, ce sont les dizaines de milliers de salariés menacés par les licenciements. Quel bilan au terme bientôt d’une année de gouvernement socialiste ? Ratification du traité Sarkozy-Merkel, accords de “compétitivité”, baisse annoncée des dotations d’état aux collectivités territoriales, de nouvelles niches fiscales à hauteur de 20 milliards d’euros pour le patronat, vote de l’ANI, etc. Où est la gauche ? Où est le changement promis ? Chômage en hausse, baisse du pouvoir d’achat et dégradation de leurs conditions de vie sont les seuls changements tangibles pour les français. Ce qui s’est passé au Sénat le week-end dernier est un très mauvais signal adressé aux salariés et au peuple de gauche.

LA VIS SANS FIN
La semaine passée, le gouvernement annonçait un nouveau tour de vis pour 2014 de vingt milliards d’euros, après les 40 milliards de cette année, concentré sur ce que le premier ministre a nommé “les dépenses”. Il s’agit de rentrer dans les clous de Bruxelles à coups de marteau. Sur l’ensemble du quinquennat, c’est une baisse des dépenses publiques de 60 milliards d’euros qui est prévue. Malgré les projections de trois institutions économiques qui annoncent une croissance négative cette année, infirmant ses prévisions surréalistes, le gouvernement choisit d’alourdir la facture de l’austérité et y inclut la Sécurité sociale dans “l’effort de maîtrise de la dépense publique”. Jusqu’où va nous mener un tel autisme politique, accolé à la religion de la finance qui s’est emparée du parti socialiste ? Il n’y a qu’à tourner le regard vers la Grèce, l’Espagne, le Portugal, Chypre et ailleurs. L’Allemagne, modèle vertueux tant vanté, vient de revoir à la baisse ses prévisions de croissance. Le mal, la crise du système, est profond et chaque pillule austéritaire ne fait que l’aggraver. Il y a une alternative, une autre politique pour sortir de la spirale infernale. Le 5 mai, la gauche qui ne renonce pas et ne se renie pas fera entendre cette autre voix.


A vouloir gagner la confiance des financiers, François Hollande a perdu celle du peuple.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1231

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