“Il est urgent de revenir aux vertus de l’esprit révolutionnaire.” Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine

L'Humeur
  • Fière devise humiliée
  • 25 avril 2013,
    par Malicette
  • Cette devise Liberté égalité Fraternité, conquise de haute lutte est toujours à reconquérir. Des bataillons peu ragoûtants de la droite et de l’extrême droite la contestent dans la rue. Pas de liberté pour la personne humaine. Gardons nos vieilles (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • L’ombre d’un doute
  • 25 avril 2013,
    par LE CAPITAINE TRICASSE
  • stephen schwarzman est le fondateur du fonds de pension Blackstone, celui-là même qui contrôle Vitalia et ses trois cliniques privées dans notre (...)

  • Lire la suite
Accueil > L’hebdo > 2013 > Avril > N1231 > Les bons comptes de Mittal

Les bons comptes de Mittal

Mise à mort des hauts-fourneaux de Florange

jeudi 25 avril 2013 , 166 : visites

Mercredi dernier a débuté la mise à l’arrêt des hautsfourneaux de Florange.
Une fermeture sur fond d’interrogations financières et d’amertume après vingt mois de lutte. Une étape symbolique que certains syndicalistes veulent marquer d’une pierre noire par la pose d’une stèle en mémoire des « promesses non tenues » de François Hollande. En 2009, une stèle identique en mémoire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy avait été déjà érigée après la fermeture de l’aciérie de Gandrange. Auditionné le 17 avril à l’Assemblée nationale, les députés ont demandé à Mittal de rendre compte de sommes qu’il a pu percevoir de l’état au titre d’avantages fiscaux ou du chômage partiel. Pas de réponse. « ArcelorMittal a très largement amorti le coût de la fermeture de Florange avec l’argent public, a reconnu le député socialiste de Moselle Michel Liebgott. On se demande même s’il n’a pas gagné de l’argent ». Selon l’économiste français Henri Sterdyniak, signataire du Manifeste des économistes atterrés, Mittal est un spécialiste des niches fiscales et déclare ses activités en Belgique et au Luxembourg. En janvier dernier, la presse belge révélait que le groupe échappait à l’impôt depuis quatre ans. L’astuce  : les intérêts notionnels. Ce dispositif permet aux groupes à fort capital de déduire des intérêts fictifs de leurs fonds propres. ArcelorMittal en serait le plus grand bénéficiaire, avec une déduction en 2011 de 1,597 milliard d’euros.
Autre belle arnaque, le projet de production à faible émission de dioxyde de carbone LIS, où l’état mettra la main à la poche. En fait, il paiera deux fois : par son apport direct et via le crédit d’impôt recherche. « L’état rend une partie de l’argent que les entreprises investissent dans la recherche sous forme de crédit d’impôt. Dans le cas d’ArcelorMittal, cela se traduit par un remboursement direct car l’entreprise ne paie pas ou pratiquement pas d’impôt sur les sociétés », explique Henri Sterdyniak. En clair : Mittal profitera des avantages fiscaux français sur la recherche pour développer plus tard les applications du projet dans ses autres unités en Espagne ou hors d’Europe où la main-d’oeuvre est moins chère.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1231

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|