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rendue au “nom du peuple”, la justice pour les “sodis” doit être appliquée !

Sodimédical : un appel au parrainage citoyen est lancé

vendredi 31 août 2012 , 168 : visites , par Rémi

Quelques semaines encore à tenir. Face à la cinquantaine de Sodis, les patrons déploient toute leur malignité. Le gouvernement de M. Ayrault reste inactif. Aidons-les à obtenir justice, aidons-nous nous-mêmes !

Onze mois sans salaire parce que des crapules de patrons, après avoir godillé dans les méandres de l’appareil législatif, se calfeutrent maintemant derrière une frontière ! Les Sodis n’en peuvent plus. Après s’être heurtées au mur de la droite et de ses têtes de gondoles auboises, le laxisme d’Arnaud Montebourg, passé du rôle de Saint-Michel terrassant le dragon de la mondialisation à celui de ministre, est une sinistre comédie. Comédie inhumaine qui pousse des salariés en lutte depuis deux années, et auxquels la justice a donné raison, aux limites de la désespérance pour les forcer à franchir le Rubicon du renoncement et passer à genou sous les fourches caudines de leur patron.

OÙ EST LA GAUCHE ?
Délibérement, méthodiquement, Lohmann & Rauscher les a amenées à l’étranglement financier. Mais dans ce dossier, ce qui est encore plus choquant, c’est la similitude du discours de MM. Adnot, Baroin, Menuel et Cie avec celui d’Arnaud Montebourg : « acceptez la liquidation et vous aurez votre argent ». Où est donc la gauche ? Où est le changement ? à voir la manière dont le gouvernement traite les plans de licenciements en cours, la question se pose cruellement. Depuis quatre mois, aucun signal fort n’a été adressé au patronat autre que quelques bénignes éraflures qui, aucunement, ne remettent en cause les saignées dans l’emploi.

IL AURAIT PU...
Le ministre du renoncement improductif aurait pu s’emparer de la décision - historique pour l’ensemble des salariés - de la Cour d’appel de Reims, qui ordonne le paiement des salaires et la relocalisation de la fabrication à Plancy. Il aurait pu exiger son application pour mettre fin au cauchemar des Sodis. Quelle perche tendue à l’écrivain “démondialisateur” pour passer du verbe aux actes ! Il aurait pu écarter des appels d’offres publics un patron qui n’applique pas les décisions de la justice rendue « au nom du peuple Français  ». Il aurait pu... mais il a prêché la liquidation, envoyé les Sodis à un médiateur et aux assistantes sociales. Cela ne vous choque donc t-il pas, M. Montebourg, ni vous, Mme Taubira, ministre de la justice à laquelle se sont aussi adressés ces salariés, que la justice soit aussi ouvertement et de façon aussi préméditée, foulée aux pieds ? Nous si.

UN ACTE CITOYEN
L’appel lancé à parrainer les Sodis n’est aucunement un appel à on ne sait quel « assistanat  », un mot qu’on retrouve dans la bouche de ceux qui ne veulent rien donner et regardent ailleurs. C’est un acte citoyen parce qu’il est pas tolérable que la justice soit aussi ouvertement piétinée, parce qu’il n’est pas tolérable que des pouvoirs publics incitent, avec de sinueuses méthodes, des salariés à se plier à des décisions patronales condamnées par la justice. C’est aussi un acte militant. Génereux, déterminé, fidèle aux racines qui sont les nôtres, et digne de nos valeurs. Celles d’une gauche qui ne compose pas, ne renonce pas et ouvre la voie, forte d’un vrai projet, vers un monde plus juste. Les Sodis sont l’exemple même de cette lutte des classes qu’on nous dit éteinte et qui, pourtant, a rarement été menée avec une telle pugnacité contre les travailleurs et contre les peuples. Grâce à la combativité des Sodis, nous disposons d’une nouvelle arme ; une décision de justice. Aidons-les à faire en sorte qu’elle soit appliquée et à sortir le glaive de la justice de son fourreau.


Aucun signal fort n’a été adressé au patronat autre que quelques bénignes éraflures.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1197

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