L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir.” Jean Jaurès

Dossier
  • Contre le front de la haine, le Front de Gauche
    16 décembre 2011

    L’extrême droite n’est pas une solution pour sortir de la crise. Au contraire, majordome du grand capital, elle est son outil pour aggraver, par la violence, les pressions sur le peuple. Non, le Front national ne défend pas les salariés, c’est même leur pire ennemi. Non, le Front national ne lutte pas contre les « affaires » et la corruption en (...)

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Le dessin

16 décembre 2011
L'Humeur
  • Dehors, on ferme !
  • 16 décembre 2011,
    par Guy Cure
  • Les historiens du futur qui voudront énumérer les entreprises qui auront licencié, déposé le bilan, disparu dans la tourmente financière, dans l’aube, en France et ailleurs, en ce début de millénaire, auront bien du travail ! Ils se demanderont quels (...)

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Ecoutez-voir
  • LE SOCIALISME NATIONAL DU FN
  • 15 décembre 2011,
    par Jean Lefevre
  • Les fanas de la Marine pestent contre tout. ils chantent « la lutte finale », mais pensent d’abord à la « solution finale ». les voilà faisant de (...)

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1 Clic une Claque
  • Les Le Pen sont des adeptes de la révolution nationale.
  • jeudi 15 décembre 2011, par Passy Connh
  • C’était le label dont s’était affublé le régime du maréchal Pétain et de ses miliciens. Et pour le reste Marine Le Pen fait le caméléon. Elle pille à (...)

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Face à la finance, la gauche doit choisir le peuple, les travailleurs...

Mélenchon, le candidat anti-austérité

vendredi 16 décembre 2011 , 232 : visites , par LDA

Chasser la droite du pouvoir est une oeuvre d’intérêt général. Mais quels changements concrets espérer dans notre vie s’il ne s’agit que de poursuivre avec une autre version de l’austérité ?

A cette question, la Grèce, l’Espagne, l’Italie apportent la réponse, terrible pour les peuples, terrible aussi pour la gauche tout entière. Les électeurs et les électrices de gauche et de l’écologie ne peuvent se résigner à ce qu’un pouvoir qu’ils auront mis en place applique, à sa façon, une autre version de l’austérité parce qu’il cèdera aux pressions des marchés financiers et des institutions et organismes européens.

FAIRE SAUTER LE VERROU

Or le risque existe si F. Hollande, le candidat du Parti socialiste, laisse dicter ses choix politiques par la logique du traité de Lisbonne, dont on voit bien aujourd’hui qu’il est une machine de guerre contre les travailleurs, contre nos atouts industriels, contre les services publics et la protection sociale... Pour la gauche, faire sauter ce verrou doit être une priorité. Pour la gauche, la priorité ne peut pas être la seule « responsabilité dans la gestion » ou de « donner du sens à la rigueur », comme le répète le candidat du Parti socialiste. Plutôt que de rallier le camp des parasites de la finance, une gauche conséquente se doit de choisir celui des salariés, le peuple, celui qui travaille dans les usines, les bureaux, dans les écoles... celui de la production et de la création  ; celles et ceux qui n’en peuvent plus de la pauvreté, de la précarité et du chômage, d’un avenir incertain et menacé pendant que les détenteurs de capitaux jouent avec leurs vies pour accumuler davantage de profits.


Le Front de Gauche travaille à construire un rassemblement majoritaire pour sortir de la crise.


L’ENJEU EST DE TAILLE

Les citoyens doivent se saisir de ces questions qui conditionnent leur avenir dans une démarche ouverte, unitaire et rassembleuse. Il s’agit pour la gauche de transformation sociale et écologique de gagner l’année prochaine, mais ensuite de réussir face à des marchés financiers, un patronat, une droite qui seront toujours là et que seule la mobilisation populaire pourra contraindre à respecter un verdict des urnes d’autant plus efficace qu’il sera clair. Le Front de Gauche, avec son candidat J.-L. Mélenchon ne souhaite pas rester la seule force anti-austérité qui propose une répartition nouvelle des richesses et une nouvelle manière de les produire. Il se met à la disposition de cette majorité de femmes et d’hommes qui, aujourd’hui, sont déterminés à chasser Sarkozy et la droite pour construire avec eux un rassemblement majoritaire pour sortir de la crise et changer l’Europe.

Pour y parvenir, il convient de ne pas se laisser détourner par un hypothétique vote utile, ni de renoncer à l’unité nécessaire à construire pour changer vraiment. Tout cela se joue sans attendre dans les débats citoyens ouverts à tous, dans l’action et les mobilisations.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1160

3 Messages

  • Je ne veux pas vous faire attendre plus longtemps, pour vous faire profiter de la mauvaise nouvelle du jour. Selon un document transmis ce jour même aux syndicats par le ministère de l’Éducation nationale, ce dernier aurait prévu de supprimer 5 700 postes dans le primaire à la rentrée prochaine, et 6 550 dans le secondaire d’après la télé. Soit en tout 12 250 postes de supprimés. Le projet ne fait pas dans la dentelle. Toutes les académies doivent rendre des postes quelle que soit l’évolution du nombre d’élèves, sauf la Guyane où il est prévu de créer 20 nouveaux postes. Les plus touchées sont l’académie de Lille avec 399 suppressions et Nancy-Metz qui en perd 367 rien que dans le primaire. Il ne faut pas voir cette crise comme une crise seulement financière (comptable), qui pourrait se régler à coups de suppressions de postes, de compressions de personnels et de réduction des dépenses pour rétablir l’équilibre budgétaire, sans voir la crise humaine qu’elle entraîne. Sans voir que du travail en moins, c’est moins d’argent qui circule et que moins d’argent qui circule c’est de la crise en plus et plus de souffrances pour ceux qui sont au bas de l’échelle sociale. Cette crise est la crise majeure d’un système basé avant tout sur l’argent comme première valeur et pour tout dire, car il faut tout dire, une crise idéologique dont on ne pourra sortir qu’en posant la question sur le plan philosophique : Quelle société voulons-nous pour nous aujourd’hui et pour nos enfants demain. Publié par : SAVAMAL Le journal des mauvaises nouvelles qui appuie là où ça fait mal http://savamal.blogs.midilibre.com

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  • - Selon un rapport de l’Observatoire national du 115 (le numéro d’accueil aux personnes sans abri) plus de 40% des demandes d’hébergement n’ont pas été satisfaites en 2010. et cela concerne aussi des couples avec enfants.
    - Au cours de cette année, plus d’1,2 million d’appels ont été reçus par le 115. Pami ces appels, 95% concernaient des demandes d’hébergement, le reste étant des demandes d’information.
    - Les demandes ont concerné pour moitié des familles. 37% d’entre elles ont été systématiquement hébergées et 31% ne l’ont jamais été. L’absence de places disponibles est le principal motif de non attribution.
    - En période de grand froid, les non-attributions baissent avec le renforcement temporaire des dispositifs d’hébergement, mais la tendance repart à la hausse à partir du mois d’avril, avec la reprise des expulsions après la fin de la trêve hivernale.
    - Voilà pour 2010. Pour 2011 et les années suivantes, il faut s’attendre à ce que la crise dure et se durcisse et qu’un plus grand nombre de personnes et de famille jetées à la rue sans ressources, se tournent en dernier recours vers le 115 et les restaurants du cœur. Mais la charité aura une limite et cela devrait commencer à nous faire réfléchir à une autre organisation de la société. publié par : SAVAMAL Le journal des mauvaises nouvelles qui appuie là où ça fait mal. http://savamal.blogs.midilibre.com

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  • - Ça va mal aussi en Hongrie où à la faveur de la crise, les Églises font main basse sur les écoles publiques. C’est la grande braderie ! Ces derniers mois, un grand nombre de municipalités lourdement endettées ont abandonné leurs écoles aux Églises. Dettes importantes, subventions de l’État en baisse, diminution du nombre d’élèves, beaucoup de municipalités ne sont plus en mesure d’entretenir leurs écoles et se débarrassent du fardeau financier qu’est devenue pour elles l’éducation primaire et secondaire.
    - Ce sont près de 70 établissements scolaires publics qui ont été cédés récemment à des institutions religieuses, la plupart à l’Église catholique, mais aussi à l’Église réformée et à l’Église évangélique luthérienne. N’ayant plus les moyens de chauffer en hiver la seule école qu’elle possède, la municipalité de Sàta en faillite, l’a abandonnée à une communauté bouddhiste.
    - Une loi adoptée en juin assouplissant les conditions de transfert des établissements publics vers les institutions religieuses privées, le nombre d’écoles gérées par des institutions religieuses a bondi de 25% à la dernière rentrée scolaire.
    - L’endoctrinement religieux de la société hongroise est en route à marche forcée.
    - Le règlement intérieur de l’une de ces écoles indique que « le baptême et l’appartenance religieuse ne sont pas des conditions, mais ce sont des avantages ».
    - Au mépris de la loi qui interdit le recrutement sur des critères religieux, la discrimination existe déjà. Priée par la nouvelle direction d’évaluer son degré de religiosité sur une échelle de 1 à 5, l’enseignante d’anglais Krisztina Agoston a répondu "0", ce qui lui a valu de ne pas être reconduite à son poste à la rentrée de septembre.
    - Les enseignants ont perdu leur statut de fonctionnaire. Beaucoup d’entre eux désapprouvent cette évolution mais la précarité économique a eu facilement raison de leurs réticences de principe et beaucoup n’osent pas se syndiquer de peur de perdre leur travail. Du coup le gouvernement n’a même pas pris la peine de consulter les organisations syndicales.
    - Quant aux associations de parents d’élèves elles peuvent aller se faire foutre. Des protestations se sont bien élevées çi et là de la part de parents d’élèves, des pétitions en faveur d’une éducation idéologiquement neutre ont bien été adressées au ministre de l’éducation, sans résultat.
    - Il paraît que le parlement préparerait une nouvelle loi prévoyant la reprise en main par l’État de toutes les écoles publiques primaires et secondaires. Le projet est louable, mais l’État, à condition qu’il ait réellement l’intention de le faire en aura-t-il les moyens ? Comme la crise a toutes les chances de durer et de s’aggraver aussi pour la Hongrie (sinon plus que pour les autres), et que d’autre part il serait étonnant que les Églises laissent échapper sans résister, les écoles sur lesquelles (Dieu merci) elles ont mis la main, on peut douter d’une proche évolution de cette situation. - Moralité : En Hongrie comme partout ailleurs, quand la laïcité fait un pas en arrière, le cléricalisme fait trois pas en avant.
    - D’autres informations sur :
    - SAVAMAL
    - Le journal des mauvaises nouvelles qui appuie là où ça fait mal.
    - http://savamal.blogs.midilibre.com

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