“Ce que les gens ont aimé dans cette équipe n’est pas tant son jeu que l’idée d’une réussite collective.” Mickaël Correia

Dossier
  • Contre le front de la haine, le Front de Gauche
    16 décembre 2011

    L’extrême droite n’est pas une solution pour sortir de la crise. Au contraire, majordome du grand capital, elle est son outil pour aggraver, par la violence, les pressions sur le peuple. Non, le Front national ne défend pas les salariés, c’est même leur pire ennemi. Non, le Front national ne lutte pas contre les « affaires » et la corruption en (...)

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Le dessin

16 décembre 2011
L'Humeur
  • Dehors, on ferme !
  • 16 décembre 2011,
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Ecoutez-voir
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1 Clic une Claque
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Contre le front de la haine, le Front de Gauche

Ne tombez pas dans le piège bleu marine !

vendredi 16 décembre 2011 , 267 : visites , par Gisèle Malaval

L’extrême droite n’est pas une solution pour sortir de la crise. Au contraire, majordome du grand capital, elle est son outil pour aggraver, par la violence, les pressions sur le peuple.

Non, le Front national ne défend pas les salariés, c’est même leur pire ennemi. Non, le Front national ne lutte pas contre les « affaires » et la corruption en politique, il n’y a qu’à se rappeler ses magouilles lorsqu’il dirigeait des villes. Xénophobie, homophobie, discriminations de toutes sortes, violence... se cachent derrière tous les discours démagogiques de la « bête immonde ». L’histoire ne manque pas d’exemples tragiques de l’inhumanité de son idéologie au service de la caste des milliardaires qui veulent préserver leurs privilèges et leurs profits.

Et il y en a qui pensent encore que le FN est « le premier parti ouvrier de France »...

Pas une voix ouvrière pour l’extrême droite !

Essayer l’extrême droite “pour voir”, c’est le piège extrêmement dangereux tendu au monde du travail par le FN. L’analyse de son programme démontre son idéologie anti-ouvrière.

Il est toujours émouvant de voir le mal que se donne Marine Le Pen pour s’indigner du chômage, des fermetures d’entreprises, des délocalisations, et dénoncer la capitulation de l’Europe libérale devant la dictature des marchés financiers... Beau numéro d’Actor’s Studio, parce que la réalité est tout autre. En région PACA, terre d’élection du FN, aucun soutien frontiste aux luttes des salariés de Fralib et NetCacao contre la fermeture de leurs usines ; même, en octobre 2010, ses 24 élus du Conseil régional n’ont pas voté la motion de solidarité avec les salariés de Fralib, signée par tous les autres élus. Pourtant cette motion, à l’initiative du Front de Gauche, dénonçait le cynisme avec lequel le groupe Unilever France - qui avait servi un milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires entre 2007 et 2008 - traitait ses salariés. Signer cette motion eût été le minimum !


Contrairement à ce qu’il prétend, le FN n’a qu’un seul objectif pour les salariés : casser les syndicats et accroître leur exploitation.


UNE LECTURE INSTRUCTIVE

Alors comment expliquer cette incohérence entre les paroles et les actes ? La lecture du projet de Marine Le Pen pour 2012 est instructive : si l’on choisit la section « Emploi, réindustrialisation... », le dernier paragraphe concernant les syndicats est très intéressant  : « [...] le monopole de la représentativité institué après la Libération sera supprimé, et les modalités d’élection des représentants des salariés seront revues. Des syndicats plus représentatifs travailleront mieux à la réelle défense des salariés : ils seront en effet plus à même d’entrer dans des logique s de conc e r tat ion constructives et moins tentés de recourir à un rapport de forces (grève, manifestation) pour pallier leur manque de légitimité ». Mais... ce syndicat rêvé n’est-il pas le syndicat maison  ?

“TRAVAILLE ET TAIS-TOI !”

Il est par ailleurs curieux que le projet fasse allusion à la représentativité syndicale, d’après Libération, alors qu’une loi du 20 août 2008 l’a déjà modifiée : désormais la représentativité des organisations syndicales est reconnue sur la base de sept critères cumulatifs réactualisés ; mais deux au moins posent problème au FN. Le premier est le respect des valeurs républicaines qui implique, entre autre, le refus de toute discrimination, de tout intégrisme, de toute intolérance. Pour un parti qui affiche la préférence nationale dans tous les secteurs, c’est ennuyeux...

Le second est l’indépendance, qui exclut de facto le syndicat-maison.Voilà deux raisons au moins pour le FN de vouloir réformer la représentativité syndicale ! Mais, peut-on objecter, le FN a créé en mars 2011 le “Cercle National de Défense des Travailleurs Syndiqués”. Rien de moins... Pour défendre des travailleurs qui seraient licenciés à cause de leur appartenance syndicale ? Ah, non ! Pour défendre des militants FN qui subissent au sein de leur syndicat « discrimination politique et exclusion », en référence à deux syndiqués exclus de la CGT après s’être présentés comme candidats FN aux cantonales. Voilà le rêve de Mme Le Pen : « travaille et tais-toi ! ». Comment les ouvriers pourraient-ils se reconnaître dans ce système d’un autre temps ?


CAMÉRA COMPLICE

Dimanche dernier, TF1 avait à son 20 H « Le 1er grand meeting de Marine Le Pen à Metz ». le journaliste a oublié toutefois de préciser que la candidate de l’extrême droite à péniblement convaincu 900 personnes à venir l’entendre vomir sa haine de l’autre. quelques jours plus tôt, le candidat du Front de Gauche, Jean-luc Mélenchon, en meeting à Talence, a prononcé un discours de haute tenue devant plus de 3 000 personnes sans attirer l’oeil des caméras de TF1.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1160

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